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Cinq mille ans Photo Jean-Claude Colombo L’acupuncture vient des mots latins « acus » (pour pointe) et punctura (pour piqûre). Cette médecine daterait d’au moins cinq mille ans. Quant à l’acupuncture d’aujourd’hui, elle prend sa source dans des écrits des années 200 avant Jésus--Christ. Ce sont en fait des missionnaires français qui, en la découvrant, au XVIIe siècle, l’ont nommé ainsi. Avant que, dans les années 1850, plusieurs praticiens européens s’y intéressent vraiment. En médecine vétérinaire, les chinois ont utilisé l’acupuncture très tôt pour guérir les coliques et les fourbures. Tandis que dans nos contrées occidentales, particulièrement en France, cette thérapie n’a fait son apparition sur nos animaux que dans les années 1970. Elle est encore assez peu développée chez nous. Il faut dire que son enseignement, comme celui des médecines parallèles en générale, pénètre timidement nos institutions. L’action thérapeutique de l’acupuncture passe via des aiguilles en acier que le praticien applique - à une profondeur qui dépend de la maladie et des effets souhaités - sur des points précis. « Ce n’est pas anodin, prévient le Dr Colombo. Puisque, sur les chevaux, nous utilisons des aiguilles de 80 à 120 millimètres. » Ce qui veut dire qu’il vaut mieux être bien formé pour pratiquer cette médecine, car les risques existent. « Pas spécialement d’asepsie, rassure le praticien. Mais plutôt de toucher à un nerf ou de perforer un organe. » Les points d’acupuncture correspondent à des méridiens (ou canaux). Ce sont eux qui transportent le fameux Yin ou Yang. « Sur les chevaux, ils se situent majoritairement sur la ligne du dos et aux extrémités des membres », explique Jean-Claude Colombo. Comme la maladie se traduit par un excès ou une insuffisance de l’une des deux énergies, le rôle des aiguilles est de rétablir la circulation de celles-ci. En principe, l’acupuncture n’est pas douloureuse pour les chevaux. « Reste qu’il y en a qui peuvent ne pas se laisser faire ou ne pas y être réceptifs », avoue le soignant. La stimulation d’un point peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes. Les effets secondaires de cette médecine sont rarissimes. Quant aux résultats, ils varient selon la pathologie à traiter, mais ils peuvent parfois être très rapides, notamment dans le cas d’arthralgie, de cervicalgie ou de gastralgie. Et Jean-Claude Colombo de pointer : « On sort souvent de l’impasse, quand la médecine allopathique ne peut plus rien. » En pratique Retour début article |