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Les affections pathologiques oculaires équines Oeil de cheval Photo Marysa Merlo Par Sébastien Chauveau Le 30/06/2007 L’appareil visuel du cheval suscite autant d’interrogations que d’inquiétudes. Entre les accidents et les maladies, l’œil de cet animal est l’un de ses organes qui est le plus soumis. Pour éviter le pire, il faut agir vite. Explications et conseils d’un ophtalmologiste. La vision du cheval est au centre des préoccupations de tout cavalier. Autant que la locomotion, la digestion, la respiration... la vision du cheval est au centre des préoccupations de tout cavalier. C’est normal. Car, pour cet animal, le système visuel est le mode de perception principal. De la qualité de la vue du cheval dépend son regard sur les choses et sur les évènements qui l’entourent. Dès sa naissance, c’est la vue qui influe sur les comportements de cet animal. Autrement dit, s’il voit mal, son utilisation et sa vie seront altérées. Et sa valeur sera diminuée. Si les boiteries, les coliques et autres affections pulmonaires ne compromettent globalement pas le mode de vie de l’équidé, la dégradation, voire la perte d’un ou de ses deux yeux peut sérieusement en modifier le devenir. Et pour cause, les spécialistes de l’ophtalmologie équine le disent : « l’animal borgne (qui n’a qu’un œil qui fonctionne) peut, certes, être monté, mais dans certaines conditions ». Il peut, notamment, pratiquer le cross, mais à petit niveau, et la chasse à courre, sous réserve que le cavalier soit d’un bon niveau. Le dressage et l’endurance sont, par contre, tout à fait accessibles au cheval borgne. Alors qu’il est déconseillé de le mettre en courses ou en concours hippique, à cause du danger que représentent les arrivées au sprint et de la complexité visuelle que nécessite l’enchaînement d’un parcours d’obstacles. « Dans tous les cas, il faut être vigilant, prévient Didier Schmidt-Morane, vétérinaire ophtalmologiste. Un cheval qui n’a qu’un œil qui fonctionne ne doit pas être mis dans les mains d’un cavalier débutant, car les réactions de peur d’un tel animal sont importantes. Elles peuvent aller jusqu’aux défenses délirantes, c’est-à-dire aux écarts très violents. » Quant au cheval aveugle complet, les choses sont là aussi très claires : « Il ne doit être voué qu’à la reproduction, et ce ne doit être que la jument qui doit être utilisée pour cela. Car, l’étalon, lorsqu’il ne voit pas, peut être dangereux », indique M. Schmidt-Morane. Il faut le savoir, le cheval aveugle est potentiellement périlleux. Il est plus peureux et plus craintif que le borgne. Cela veut dire que les actions de fuite d’un tel animal sont non seulement imprévisibles mais surtout incontrôlables du fait qu’il ne sait pas où il va lorsqu’il s’emballe. Un animal exposé D'ordre traumatique Des symptômes caractéristiques Mise en garde Que voit le cheval ? Témoignage Retour rubrique Maladies |