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D'ordre traumatique
Uvéite
Photo Dr Schmidt-Morane

D’une manière générale, les affections pathologiques ophtalmiques du cheval sont d’ordre traumatique. Elles sont le fait de diverses blessures. Les plus fréquentes se situent au niveau de la paupière (repli musculo-membraneux mobile recouvert de cils), qui peut être le siège d’ecchymoses ou de lacérations. La conjonctive (muqueuse qui unit la paupière et le globe oculaire), ou blanc de l’śil, est, elle aussi, très sensible. Elle peut se déchirer. Pour sa part, la cornée (couche la plus externe du globe oculaire) peut être perforée ou irritée. C’est ce qu’on appelle la kératite. C’est une inflammation fréquente de l’śil de l’équidé, qui se traduit par un śdème et par un bleuissement de la cornée, voire par une ulcération.

Outre les traumatismes, les affections de l’appareil visuel du cheval peuvent avoir pour cause un parasite. C’est le cas lors d’infestation de la conjonctive par l’Habronéma ou l’Onchocerca. Ces vers provoquent des nodules dans les paupières. L’śil du cheval peut-il, aussi, connaître l’infection. Pseudomonas, streptocoques et staphylocoques sont ici les bactéries les plus agressives. Ou peut-il être attaqué par des champignons. C’est ce qui se produit lors de kératomycose par exemple.

Les affections pathologiques oculaires du cheval peuvent néanmoins être plus profondes. C’est le cas lors de l’uvéite, cette inflammation qui atteint la chambre antérieure de l’śil. « Elle est très courante chez cet animal », dit l’ophtalmologiste. « L’uvéite peut être isolée, poursuit-il. Mais, malheureusement, elle est récurrente. » C’est alors qu’on la nomme fluxion périodique, car elle revient de manière régulière.

L’uvéite peut induire une perforation de l’śil ou une septicémie. Hormis l’origine traumatique, elle est le fait de poussées allergiques à un ou plusieurs agents de toutes sortes. « Les chevaux sont ou non prédisposés à la fluxion périodique, précise le Dr Schmidt-Morane. Cette affection est très handicapante. Et, si elle n’est pas soignée à temps, elle peut conduire à la cataracte ou au décollement de rétine, qui peuvent rendre le cheval non voyant. »

Enfin, les yeux des chevaux ont aussi leurs défauts physiologiques et leurs maladies. Certains naissent avec les paupières mal positionnées. On dit ici qu’ils ont des « entre pions ». D’autres, quant à eux, développent des tumeurs. Les plus connues sont les sarcoïdes. Ce sont des verrues qui siègent autour des yeux. Elles peuvent se surinfecter « et être mortelles pour l’animal », prévient le vétérinaire. Les cancers de l’oeil, ou carcinomes, sont relativement rares chez les chevaux. Tout comme les mélanomes, qui ne les touchent qu’à partir d’un certain âge.



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