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Rappel
Floconné fibré
Photo Sopral

Pour rappel, le cheval est un herbivore. Cela veut dire qu’il est censé trouver, dans l’herbe, mais aussi dans l’eau, tout ce qui lui faut. Pour cela, encore faudrait-il qu’il vive au pré en liberté. Et qu’il y vive toute l’année, sur des surfaces qui peuvent nous apparaître comme étant « extraordinaire » (plusieurs dizaines d’hectares).

Souvent noyées dans un discours très technocratique, les exigences alimentaires du cheval sont finalement assez simples. Elles reposent sur des apports d’énergie, qui se mesure en kilocalorie (ou UFC : pour unité fourragère cheval), et de lipides. C’est-à-dire de glucides (de sucre et d’amidon), appelés aussi hydrates de carbones, et de matières grasses. Mais le cheval a également besoin de fibres (communément nommées cellulose), de matières protéiques (ou matières azotées digestibles cheval : MADC), de minéraux (calcium, phosphore, magnésium, etc.) et de vitamines (A, D, E...). Pour l’essentiel, toutes ces nécessités nutritionnelles sont contenues dans l’herbe verte (ou le foin), à condition qu’elle soit riche et variée, principalement la fibre, celle-là même qui pose tant de problème dans l’alimentation équine actuelle.

Reste que si le cheval travaille, la seule herbe ne suffit pas. Car elle est trop peu énergétique. C’est, là, que les céréales deviennent indispensables. Elles sont très caloriques. C’est le cas de l’orge et du maïs par exemple. Mais aussi de l’avoine, qui contient beaucoup de protéines et de lipides. Les céréales sont aussi pourvues de fibres. Mais celles-ci sont dites courtes, par opposition à celles de l’herbe et du foin, ou encore de la paille, qui en sont des longues.

Pour Bertrand De Rancourt, nutritionniste équin indépendant : « Si on s’en tenait à cette alimentation, basique, on pourrait nourrir, sans souci, 80% des chevaux », est-il convaincu. Et de Regretter : « L’ennui, c’est que le recours systématique à la simplicité n’a pas que du bon pour les soigneurs et les propriétaires, car ils ne savent plus ce qu’ils doivent donner à manger à leurs bêtes. » « Avec les aliments industriels, on est loin de l’alimentation parfaite, poursuit-il. Mais si, en plus, on y met la fibre longue dedans, que vont devenir ces chevaux qui ne mangent que des céréales cuites et du foin déshydraté et broyé... »



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