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Témoignage
Club hippique de Roubaix
photo CHR

Antoine Mayolle dirige le centre hippique de Roubaix, dans le Nord. Entre les poneys, les chevaux d’instruction et ceux de propriétaires, il doit nourrir chaque jour près de quatre-vingts animaux. Jusqu’à il y a un an et demi, tout ce « beau monde » était alimenté de façon « ordinaire », avec du granulé d’entrée de gamme et du fourrage. À présent, tous les animaux de cette maison mangent de l’aliment fibré.

Antoine Mayolle reconnaît que servir un tel picotin pour sustenter ses chevaux est très vendeur. « Avec une telle alimentation, les clients voient vraiment ce que nous leur donnons ! », est-il fier de soulignier. « Depuis que nous sommes passés à cette nourriture, poursuit-il, nous n’avons plus soigné de colique alimentaire. Mais, en plus, nos chevaux prennent le temps de manger. Et ils sont en superbe état. »

Mais, aliment fibré ou pas, et alors que toutes ses bêtes sont sur des litières de paille, Antoine Mayolle insiste sur le fait qu’il continue, pour leur moral, à leur donner du foin, certes, en plus petite quantité qu’auparavant, environ trois kilos par jour et par tête. Et il jure qu’il ne consomme quotidiennement pas plus de floconné fibré à présent que de granulé avant le changement, entre trois et cinq kilos par animal. « L'un des avantages que je trouve à cet aliment, c’est qu’il n’énerve pas les chevaux, même en augmentant les rations, commente-t-il. Et qu’il est simple à utiliser. On peut tout à fait le mélanger avec un autre produit fibré, un peu plus énergétique. C’est ce que nous faisons pour nos chevaux de concours par exemple. » Mais il met aussi en exergue le côté sécuritaire des aliments fibrés. « Dans la mesure où ils ne se conditionnent qu’en sac, il est très facile d’en contrôler la qualité. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les granulés ou les floconnés lorsqu’ils sont stockés en silos », constate Antoinne Mayolle.

Notre directeur de club admet volontiers que nourrir ainsi lui coûte plus cher qu’hier. Mais il ne se verrait changer de formule pour rien au monde. Arguant le côté si agréable et si appétent de son nouvel aliment.



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