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Rss Les ennemis des écuries


Le cheval et le rat font mauvais ménage/Dessin Nicolas Chauveau



Les rats et les souris n'ont rien à faire dans les écuries. Ils sont porteurs de maladies. Ils ont un coup économique, et ils peuvent occasionner des dégâts qui peuvent être dramatiques. Voici comment ne pas être envahi. Par Rédaction

Ce sont des nuisibles. Les rats et les souris n'ont rien à faire dans les écuries. Ils contaminent les aliments et les fourrages. Mais, surtout, ils sont porteurs de maladies transmissibles, comme la rage, la salmonellose ou encore la leptospirose.

Autant que les rongeurs sont néfastes sur le plan sanitaire - car ils promènent des tiques, des poux, des puces... -, leurs attaques ont aussi un coup économique. Une étude américaine a récemment estimé qu’ils coûtaient chaque année au milieu hippique de ce pays près de deux milliards de dollars en destruction d'aliment. En effet, un attroupement de cent rats serait capable d'en ingurgiter plus de 150 kg par mois. Il faut ajouter que ces intrus ont les dents longues. Ils sont régulièrement la cause de dégâts irréparables. Par exemple, en rongeant les fils électriques des bâtiments, ils peuvent occasionner des incendies qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Moins grave mais tout aussi ennuyeux, ces petites bêtes s’intéressent également à la laine, qu’elle soit des plafonds ou des tapis de selles.

On les voit, parfois, déambuler dans les couloirs. Et bien, il faut le savoir, un rongeur aperçu égal vingt-cinq autres qui se cachent. Autrement dit, les rats et les souris ont l'invasion facile. Il leur suffit d'un trou d'un centimètre de diamètre pour qu'ils s'y faufilent. Comme des funambules, ils sont aussi doués de pouvoir courir sur des surfaces verticales et de marcher sur des fils électriques et des tuyaux. Ils sont en plus "malins comme des singes" et voués de sens hyperdéveloppés, ce qui en fait des animaux avec un impressionnant instinct de survie. Sans compter que les rats et les souris se reproduisent vite. Chez eux, les cycles de gestation ne sont que de vingt-et-un jours et les portées d'une dizaine (de cinq petits au moins) par année.

Il faut éviter de les inviter. Si, par essence, le rongeur est un omnivore, il se contente bien volontiers de ce qu'il trouve. C'est pourquoi, il ne recule pas devant les aliments pour chevaux, mais pas non plus devant du plâtre, du savon ou des carcasses d'animaux morts. La première règle pour repousser ces petites bêtes est donc de tenir les écuries le plus propres possibles. Mais cela ne suffit pas, il faut également qu’elles soient bien rangées, c’est-à-dire que les aliments soient entreposés dans des coffres ou dans des récipients fermés, que les déchets soient mis dans des poubelles (elles aussi fermées) ou encore que les fourrages soient stockés à l'écart des écuries car leurs graines attirent les souris.

LE PIEGE


Le rongeur est un rebelle/Dessin Nicolas Chauveau

Cela dit, la meilleure façon de ne pas croiser les rongeurs dans les écuries ne serait-elle pas de ne pas les laisser y entrer ? Les fenêtres de boxs qui se ferment correctement et les portes dont on ne peut ouvrir que la partie supérieure sont d'excellentes parades pour repousser le rat ou la souris. Toutefois, si on ne veut pas que, chasser d'ici, il revienne par là, il faut aussi boucher les trous (des murs, des encadrements de fenêtres, des jointures de tuyaux, etc.) et ne pas lui donner la faculté d'en faire. La laine d'acier et le cadre en métal sont en l’espèce assez dissuasifs.

Restent que les rongeurs peuvent braver les interdits. Lorsqu’ils élisent domicile dans les écuries, la seule méthode demeure le piège. Elle ne nécessite aucun poison et permet d'avoir un réel suivi du taux d'envahissement. Aussi, le risque d'intoxication (notamment des autres animaux) est-il ici évité, et l'élimination sanitaire parfaite. Car ce sont parfois les cadavres laissés par les animaux empoisonnés qui en attirent d'autres à venir eux-mêmes s’empoisonner.

Il est toujours envisageable de recourir aux rodenticides pour mettre fin à l’invasion des rats et des souris. Il en existe une multitude. Il faut simplement se rappeler que ces produits sont dangereux. Ce sont en général des anticoagulants, qui agissent après plusieurs ingestions.

Attention au chat, que la rumeur dit être un bon chasseur de rongeurs, il est loin d’être des plus efficaces. Les rats et les souris sont attirés par lui, notamment par ce qu’il mange. Sa présence éveille également la ruse des prédateurs des écuries, qui apprennent à l’éviter. Si le chat peut capturer quelques souris, il lui est irréalisable de toutes les chasser lorsqu’elles se sont installées tant elles vont vite à se multiplier.

En conclusion, les rongeurs sont des intrus. Ils sont néfastes pour le cheval. Il est difficile de s’en débarrasser. Pire, ils peuvent mettre à mal n’importe quelle mesure de biosécurité, même la mieux planifiée.
 
 
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Ecrit par: Rédaction, Le: 08/02/08