
D’autres recherches seraient à venir/Photo DR
C'est une première. La DERE (dermite estivale récidivante équine) fait désormais l'objet de réelles recherches. C'est l'Observatoire français sur la dermite estivale, sous l'égide du laboratoire Animaderme, qui publie une étude, réalisée à partir de témoignages terrains et de contributions par courrier, téléphone et e-mail. Ce sont ainsi plusieurs centaines de personnes qui ont collaboré à rassembler les données. En voici le résumé. Par Rédaction
L’enquête a débuté en avril dernier. Elle a conclu au fait que les allergies cutanées, notamment la DERE, "ne seraient, ni liées au sexe du cheval, ni à la couleur de sa robe". Certes, pour les rapporteurs de la réflexion sur ces affections, "des races pourraient y être plus concernées que d'autres, mais aucun élément concret ne pourrait, pour le moment, permettre de l’affirmer".
Selon l'Observatoire, "les allergies cutanées apparaîtraient majoritairement entre la troisième et la sixième année de l’équidé". Il pense, qu’"elles seraient saisonnières, mais pas uniquement, et dues aux insectes". Aussi, toujours selon ce dernier, "les herbacés, les graminées et l'alimentation pourraient-ils être responsables de plus d’un tiers des cas d'allergies cutanées de cet animal".
L’étude pointe également le mode de vie des chevaux. Elle fait apparaître que "la région de détention serait un facteur d’allergie". Les rapporteurs auraient en effet remarqué que "certains coins de France recenseraient beaucoup plus de cas d'allergies cutanées que d’autres, sans qu'il y ait de corrélation réelle avec le nombre de chevaux qui s'y trouveraient". Il semblerait que "ces régions présenteraient un environnement assez industriel. Ce qui favoriserait, peut être, un déséquilibre de vie", s'interrogent-ils.
Enfin, l’enquête constate que "les propriétaires d’équidés auraient un déficit d’information à propos des types d’allergies cutanées de leurs animaux". "La confusion serait importante et empêcherait tout traitement", regrettent les observateurs. Ceux-ci se plaignant également "du manque évident de soutien de la part des vétérinaires". Qu’ils disent "se réfugier très souvent derrière des traitements lourds, à la cortisone par exemple, sans prendre le temps d’analyser les raisons des symptômes allergiques".
En complément
Pour consulter l'intégralité de l'étude, cliquez : ici (document au format XLS).
Ecrit par: Rédaction, Le: 08/11/08




















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