Publicité
Publicité
Se connecter



S'inscrire
Mot de passe oublié

Publicité
En ligne
8 Visiteurs, 0 Membre, 0 Modérateur, 0 Administrateur En ligne.

Total : 8
Image aléatoire
Galerie
Publicité
VETOCHEVAL
1er site de santé équine
Publicité
 
 
Rss L'ostéopathie : un traitement mécaniste


Photo Osteo4pattes



L’ostéopathie est une médecine préventive et curative. Son but est de redonner de la mobilité aux muscles, aux articulations, aux viscères et aux tissus qui en ont perdu. Jamais l’ostéopathe ne remet de vertèbres en place. En les manipulant, il n’incite simplement qu’en leur bon fonctionnement. Par Rédaction

L’ostéopathie est une médecine préventive et curative. En clair, elle prévient et soigne de nombreux troubles. Il y a toutefois une limite à cette thérapie-là. Elle ne peut agir que sur les désordres fonctionnels réversibles (qui reviennent).

Le but de l’ostéopathie est de redonner de la mobilité aux muscles, aux articulations, aux viscères et aux tissus qui en ont perdu. « En aucun cas, cette thérapie peut s’employer sur des pathologies d’ordre lésionnel, comme les fractures ou les tumeurs par exemple, martèle Patrick Lecollinet, vétérinaire ostéopathe. Sinon, il peut y avoir aggravation plutôt que guérison des lésions. »

L’ostéopathie est un traitement mécaniste, dont le but est de rééquilibrer le corps du cheval. Les spécialistes appellent cela l’interdépendance des structures. Cela signifie que le corps de l’animal est un tout, où tout est lié. Pour ce faire, selon des techniques manuelles qui sont bien définies, l’ostéopathe lève les spasmes musculaires, qui sont souvent synonymes du même schéma symptomatique : douleur égale immobilisation, immobilisation égale douleur. Il faut donc cesser de croire que l’ostéopathe remet des vertèbres en place. Car, en les manipulant, il n’incite simplement qu’en leur bon fonctionnement.

THERAPIE ANTIQUE


Photo DR

C’est le médecin américain Andrew Taylor Still qui est le père de l’ostéopathie moderne. C’est lui qui, dans les années 1860, a compris que la bonne santé des humains dépendait de leur bon équilibre fonctionnel. Il n’aura fait, en réalité, que mettre au jour ce qu’avaient déjà découvert des médecins de l’antiquité grecque et égyptienne, puis plus tard de la renaissance, que ce fameux équilibre passait par celui de la charpente osseuse, lui-même responsable des systèmes nerveux et musculaires.

C’est un ancien élève d’Andrew Taylor Still, John Martin Littlejohn, qui, de son côté, importera l’ostéopathie en Europe, en 1918. Il créera sa propre école, à Londres, la Andrew Taylor Still. Tandis qu’il faudra attendre les années 1950 pour voir un établissement du genre en France ; 1960 pour que s’y aguerrisse l’enseignement de cette thérapie ; et 1970-1980 pour que s’y pratique (grâce à la détermination du docteur vétérinaire Dominique Giniaux) cette technique à l’espèce équine.

EXCLUSIVEMENT MANUELLE


Photo Osteo4pattes

L’ostéopathie est une thérapie exclusivement manuelle. Au travers de ses mains, le praticien perçoit les tensions et les déséquilibres. En connaisseur de l’anatomie et de la physiologie, l’ostéopathe a, en principe, le geste juste et bien dosé. Tels des poids sur une balance, il veille à ce que les plateaux soient toujours parfaitement en équilibre.

Il y a quatre manières connues de faire de l’ostéopathie. Celle qui est dite « fonctionnelle », qui vise à mobiliser - dans tous les sens - les tissus pour permettre la correction de la lésion. Celle qui est nommée « structurelle », dont le but est de bouger les structures osseuses (comme les vertèbres notamment) en sens inverse à la contracture pour y remédier. C’est le « craque ! » que l’on entend parfois. Celle qui est appelée « crânienne », qui consiste à redonner de la mobilité aux os du crâne en vue de rééquilibrer le corps du cheval. Et celle qui est qualifiée de « viscérale », qui s’applique aux viscères pour soigner aussi bien des troubles digestifs que respiratoires, circulatoires que gynécologiques...

« Si elle est bien pratiquée, l’ostéopathie ne fait pas mal aux chevaux », est convaincu le Dr Lecollinet. « Ici, une à deux consultations suffisent. Hormis quelques courbatures, les effets secondaires de cette médecine sont minimes. On peut retravailler son animal dans les deux jours après qu’il a été manipulé », précise encore le vétérinaire. Le tarif d’une consultation en ostéopathie est d’environ 80 euros.

Avis mitigé


Photo Marysa Merlo



Ce n’est pas systématique. Le cavalier international de concours complet Didier Dhennin avoue qu’il ne fait pas forcément appel à l’ostéopathe quand l’un de ses chevaux boite. « J’attends, d’abord, d’avoir fait le tour des thérapeutiques classiques avant d’opter pour celle-ci, explique-t-il. Et, ensuite, je n’y ai recours uniquement lors de problème fonctionnel, c'est-à-dire quand un cheval est raide ou que je le sents coincé de quelque part. » Quoi qu’il en soit, pour Didier, l’approche est toujours identique. Il ne s’en remet qu’aux mains de l’ostéopathe que sur les conseils de son maréchal-ferrant ou de son vétérinaire.

C’est le prix, autant que la difficulté à percevoir les résultats de cette médecine, qui freine un peu le champion dans sa démarche à aller vers l’ostéopathie. « Selon les praticiens, je n’ai pas toujours constaté que cela était très utile à mes chevaux, confie Didier. Même si les manipulations les ont parfois débloqués. » « Je pense que, pour être efficace, il faudrait faire appel à l’ostéopathie de manière régulière. A mon avis, c’est un plus, mais qui demande un suivi, ajoute-t-il.
 
 
Note: Aucun avis
(0 note)
Ecrit par: Rédaction, Le: 29/10/07