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VETOCHEVAL
1er site de santé équine
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Rss Alimentation : les dix points clés


Photo Manoel Relet



Vaste sujet que celui de l’alimentation du cheval. Chacun y va de sa recette miracle. Au risque, parfois, d’en oublier les principes de base. Pour vetocheval.com, des spécialistes de la nutrition équine font le tri. Ils reviennent sur ce qui est nécessaire, et éliminent ce qui est inutile. Par S. C.

Besoins quotidiens.
  • Les protéines, elles sont utiles à la réparation et à la construction de l’organisme : 14 % à 16 % pour les poulains et leurs mères, 12 % à 14 % pour tous les autres chevaux.
  • Les lipides (graisses), elles constituent les réserves : 3 % à 3,5 % pour les jeunes chevaux et les poulinières, 2 % à 2,5 % pour le reste des équidés.
  • La cellulose (fibres), elle est nécessaires à la digestion : 12 % pour les chevaux nourris avec des fourrages (foin et paille), 16 % à 23 % pour ceux qui en reçoivent peu ou pas.
  • Le calcium (Ca) et le phosphore (P), ils sont indispensables au bon développement et au bon fonctionnement du squelette : 1,2 % de Ca et 0,6 % de P pour les animaux d’élevage, 1 de Ca et 0,5 de P pour les autres chevaux.
  • Le zinc (Zn) et le cuivre (Cu), ils sont intéressants pour le système pileux, immunitaire et ostéoarticulaire : 600 mg de Zn et 200 mg de Cu pour tous les chevaux, 800 mg de Zn et 400 mg de Cu pour les poulinières en lactation.
  • Les UFC (unités fourragères cheval), elles sont la valeur énergétique : 5 à 6 pour les poulains et leurs mères, 9 pour les poulinières en lactation, 6 à 9 pour le reste des chevaux.


UN HERBIVORE


Photo Manoël Relet

Nutrition. Le cheval est un herbivore. Il ne peut donc être nourri qu’avec des céréales ou des concentrés. « Il y a tout de même des chevaux qui n’ont pas le choix que d’être alimentés comme cela, déplore Jean-François Patron, ex-technicien en nutrition équine. C’est le cas de ceux qui vivent dans des régions où les fourrages se font rares. » Dans l’absolue, un cheval doit ingérer par jour au moins un kilo de foin par cent kilos de poids vif.

Complémentation. Un cheval qui est nourri avec des concentrés n’a, en principe, pas besoin d’être supplémenté. Il n’y a que si sa ration ne correspond pas à ses besoins que les compléments alimentaires deviennent nécessaires. « En revanche, l’alimentation traditionnelle oblige, elle, à des apports journaliers de suppléments de vitamines, de minéraux et d’oligoéléments », prévient notre ex-technicien.

Précautions. Le cheval n’aime pas changer d’aliment trop souvent. Et, lorsqu’il en change, une transition de quelques jours est préconisée. Le cheval a par ailleurs un petit estomac. C’est pourquoi il faut lui distribuer les repas en plusieurs fois, au moins deux, voire trois. Enfin, comme l’intestin grêle du cheval ne digère pas la cellulose, le fourrage et l’aliment ne doivent pas lui être servi en même temps. « Le mieux est de lui donner la fibre deux heures avant les concentrés ou les céréales », conseille Jean-François Patron.

LES MIEUX ASSIMILES


Photo Marysa Merlo

Digestibilité. Pour notre ex-technicien en nutrition équine, « ce sont les floconnés qui sont les mieux assimilés par l’organisme du cheval. Tout simplement parce que, ici, l’amidon des céréales y est cuit, donc plus digestible. » Ce qui n’est pas le cas des granulés, Pour lesquels la cuisson des matières premières n’est que partielle, ou encore des céréales, qui sont le plus souvent distribuées entières ou aplaties.

Fabrication. Les céréales sont le fruit d’une récolte. Les granulés sont issus du broyage et du mélange, à chaud, de matières premières et de prémixes (additifs). La pâte ainsi obtenue passe alors dans une filière (sorte de cylindre percé) pour, qu’ensuite, des couteaux coupent les granulés à la taille souhaitée, qu’un « ventilateur » les sèche et qu’une machine les conditionne en sacs. Les floconnés, eux, proviennent d’une cuisson des céréales, qui sont après aplaties, séchées, refroidies, dépoussiérées et conditionnées de la même manière que les granulés.

Qualité. « Il n’y a actuellement aucune réglementation qui dirige la fabrication des aliments pour chevaux dans notre pays », affirme Christophe Philippot, commercial pour une grande marque nationale de granulés et de floconnés. Seuls des textes officiels édictent les principes de la granulation. Et des chartes de bonne pratique précisent les exigences de chaque entreprise vis-à-vis de sa propre fabrication.

Approvisionnement


Photo Marysa Merlo



A peu près toutes les grandes marques d’aliments pour chevaux disposent actuellement d'un réseau de distribution d’ampleur nationale. Ainsi, trouve-t-on des granulés ou des floconnés dans les grandes enseignes, chez les négociants et dans les libres-services agricoles, ou dans les boutiques spécialisées comme les selleries. Pour ceux qui souhaitent plus de conseil ou acheter leurs produits en grande quantité, il y a toujours la solution de la commande passée en directe auprès de l’usine ou du représentant local. Mais il faut alors prévoir des délais de livraison qui peuvent être plus ou moins longs.


LEUR MARQUE DE FABRIQUE


Photo Marysa Merlo

Etiquette. Les sacs d’aliments industriels sont tous estampillés de leur marque de fabrique. Les maisons les plus connues apposent aussi, sur leurs sacs, leurs tableaux de rations journalières. Mais toutes sont obligées de mettre la fameuse étiquette comportant ces mentions obligatoires : le code et le nom du produit, la liste de ses ingrédients (par ordre décroissant en fonction de leur insertion dans l’aliment) et de ses constituants analytiques (protéines, matières grasses, celluloses, cendres, calcium et phosphore).

Fiabilité. Qu’ils soient de grandes firmes ou de petites coopératives, « on peut dire que tous les aliments pour chevaux qui sont vendus sur notre territoire sont fiables », pense Jean-François Patron. Même s’il sait qu’il y a tout de même des sociétés qui n’hésitent pas à pratiquer l’"optimisation de formule". C'est-à-dire qui arrivent, via des logiciels informatiques, à produire des aliments certes équilibrés mais de piètre qualité.

Tendance. Les granulés et les floconnés ont maintenant plus de vingt ans. Néanmoins, l’alimentation équine n’en a pas fini avec ses nouvelles sorties. Si les supers blocs se sont généralisés et les aliments enrichis imposés, c’est désormais du côté des fourrages que la bataille fait rage. Des briques de foin, on est arrivé au fourrage compacté (haché ou broyé), mélangé (avec de la paille ou des aliments), ou emballé, par plis, comme des vraies bottes de foin.

Coût de revient


Photo Marysa Merlo



Il y a trois manières d’acheter de l’aliment pour chevaux : en sac de 20 ou de 25 kg, en bigbag de 500 ou de 1 000 kg, et en vrac à partir de 1 t. Les prix sont bien sûrs dégressifs. Mais comptez, en moyenne, 0,30 € pour 1 kg de granulé entretien, 0,40 € pour 1 kg de granulé sport, idem pour 1 kg de granulé élevage et près de 0,70 € pour n’importe quel kg de floconné. Sachez qu’un aliment pour cheval à une durée de vie d’environ 8 mois. Et que certains fabricants louent leurs silos pour leur vrac.
 
 
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Ecrit par: Rédaction, Le: 04/02/07