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Rss Prix de l'aliment, pas de baisse pour l'instant


Aujourd'hui, la tonne de granulé coûte environ 400 € livré/Photo Marysa Merlo



Malgré une météo estivale favorable, le prix de l’aliment pour cheval ne devrait pas connaître de baisse prochaine. Le CNEF (club de nutrition équine français) s'en est fait l’écho dans un récent communiqué. Il a prévenu : le granulé ne sera pas meilleur marché cette année que l'an passé. Par Rédaction

La production comme la commercialisation de l’aliment pour cheval est soumise à beaucoup de contraintes. Directes d'abord : les céréales entrent pour une grande part dans sa fabrication. Comme leurs tarifs ne cessent d'augmenter, ils font grimper le prix du sac de granulé. Pour ne citer que le blé, il a connu au cours des douze derniers mois une augmentation sans précédent. Il a frisé les +70 %. Pour tenter de décrypter cette hausse vertigineuse, le document du CNEF évoque "une consommation de cette céréale toujours plus importante pour l'alimentation humaine et animale, et une plus grande demande pour les biocarburants".

Le soja a, lui aussi, subi la frénésie des prix. Les mêmes conséquences produisent donc les mêmes effets, celui de tirer le prix du sac d’aliment vers le haut. Ce n’est pas mieux pour la luzerne. L’ultime récolte de la légumineuse n'a pas eu le rendement escompté. Cela signifie qu'il y en a moins, et qu’elle est plus cher aussi bien pour le fabricant que pour l’acheteur d'aliment.

Indirecte ensuite : d’autres paramètres font sérieusement fluctuer le prix du granulé. Parmi eux, le coût du pétrole a une relative incidence sur le kilo d’aliment. En effet, l'or noir sert à transporter le produit fini, mais avant, les matières premières qui servent à le fabriquer. Il est également partie prenante dans la culture des mêmes matières premières. Tout cela n’est pas sans conséquence sur le tarif final du sac. Quant aux vitamines, A et E notamment, elles ont fait un bond. Idem pour les minéraux, à l'instar des phosphates, "que les chinois importeraient de façon exponentielle", selon le club de nutrition équine.

En dépit d’une augmentation des surfaces cultivées, d’une climatologie propice à une bonne production des céréales cette saison et d’un tassement du prix du pétrole aujourd’hui, les estimations du coût de l’aliment pour cheval ne sont guère encourageantes actuellement. Le communiqué du CNEF avance au moins deux explications ici : "l’influence de la demande mondiale sur les cours", et "l’inondation dans l’état céréalier de l’Iowa (USA)". En attendant, Philippe Frauciel, le directeur du Club, commente : "Nus avons à ce jour une certaine stabilité des prix, et nous ne pourrons envisager une tendance à la baisse que vers le second trimestre 2009. Pour autant, nous n’en sommes pas là, cela méritera d'être confirmé."
 
 
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Ecrit par: Rédaction, Le: 22/10/08