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Rss Le fourrage, un aliment de base


Le foin de prairie naturelle est le mieux équilibré/Photo Marysa Merlo



Ce sont tous les deux des connaisseurs des chevaux. L'un, Claude Erard, est pharmacien mais aussi éleveur de trotteurs. L'autre, Bertrand de Rancourt, est nutritionniste équin. Les deux se sont confiés à Julie Conti, du site Internet LeTemps.ch. Dans un article paru le 29 avril dernier, ils n'ont pas hésité à pointer les hérésies alimentaires et à écorner les industriels. Morceaux choisis. Par Rédaction

Claude Erard. "Beaucoup d'erreurs sont commises dans l'affouragement des chevaux. Peu de gens connaissent la composition exacte de ce qu'ils donnent à leur monture."

Le pharmacien. Il insiste sur le côté scientifique de l'alimentation du cheval. "Les connaissances évoluent, indique-t-il. Un temps, on pensait par exemple qu'il fallait cinq fois plus de magnésium que de calcium". Or, il n'en faudrait que "trois fois plus".

L'éleveur. Il rappelle qu'il faut "mesurer tout ce que contient la nourriture des chevaux pour pouvoir ajuster sa composition". Car, les foins "sont plus ou moins riches selon la nature des sols, l'ensoleillement, le séchage et la conservation", signale-t-il. Et les aliments industriels ne sont pas la solution parfaite. Selon Claude Erard, il y aurait "des qualités très différentes".

L'un comme l'autre, Claude Erard comme Bertrand de Rancourt. Ils s'accordent à penser que les aliments complémentaires sont souvent "inadaptés" et "hors de prix".

Bertrand de Rancourt. "Il y a beaucoup de mensonges" autour des compléments alimentaires. Que ce soit "sur Internet ou dans les magazines, les publicités à leur égard sont souvent farfelues".

"BESOIN DE RIEN D'AUTRE"


Au pré, le cheval passe l'essentiel de son temps à manger/Photo Marysa Merlo

Le nutritionniste. Globalement, il pense qu'"un affouragement simple, mais de bonne qualité", est suffisant à n'importe quel cheval. Mais que, en cas de problème, comme "une seime ou une fourmilière", l'apport d'"un complément à base de biotine et de zinc peut être intéressant".

Bertrand de Rancourt. Il insiste sur l'"importance de l'herbe pour le cheval", en précisant qu'"elle est sa niche écologique", et que s'"il ne fait pas d'efforts importants, il n'a besoin de rien d'autre".

Le nutritionniste. Il consent au fait que le cheval de sport "puisse être alimenté avec autre chose que de l'herbe". Mais que sa ration "ne doit pas excéder le double de celle d'un cheval de loisir".

Bertrand de Rancourt. Il revient sur la place d'"une bonne alimentation en élevage". Il souligne entre autres qu'"une poulinière en lactation doit manger deux fois plus qu'un cheval de sport".

Le nutritionniste. Il constate que "la fréquence de l’affouragement est régulièrement sous-estimée". Que, dans la répartition des repas, "on ne s'occupe que du grain, et que l'on oublie que le cheval est aussi nourri avec du foin, de la paille, de l'herbe...".

Bertrand de Rancourt. Il met un coup d’arrêt aux idées reçues. Les chevaux font très rarement de l'anémie : "Le fer doit leur être apporté en quantité infinitésimale", insiste-t-il. L'alimentation des chevaux ne doit pas constamment varier, au risque de modifier une flore intestinale très sensible. Et ils n'ont pas besoin d'être suralimentés avant un effort. "C'est dangereux et inutile", fustige le nutritionniste.

Pour lire l'article en entier, cliquez : ici.
 
 
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Ecrit par: Rédaction, Le: 30/04/10