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![]() Attention, les vétérinaires veillent ! Vincent Boureau Photo Marysa Merlo Par rédaction Le 09/05/2008 "Intervenir le moins possible" : c'est ce que souhaitent les vétérinaires qui officient sur le jumping international de France de La Baule (Loire-Atlantique). Durant ces 4 jours d'épreuves, qui ont débuté hier matin et qui se termineront dimanche soir, les hommes de l'art devront veiller sur la santé de 200 chevaux. Une mission difficile, tant ces athlètes sont de haut niveau et soumis à de multiples contrôles. Sur les CSIO*****, comme celui de La Baule, les hostilités médicales démarrent en général la veille de la première épreuve. Ici, c'était mercredi. Les chevaux ont subi une visite sanitaire, tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Ce sont les vétérinaires de la fédération équestre internationale (FEI) qui se chargent de cet examen. "En fait, il s'agit de voir si, en "descendant du camion", les animaux sont capables d'affronter la compétition. Mais aussi, il faut s'assurer de l'identité de chacun d'eux et de leur statut vaccinal", confie Vincent Boureau, l'un des vétérinaires du concours. A ce stade, le sort pour un cheval de participer ou pas à la fête est suspendu aux examinateurs fédéraux. "En cas de fièvre, de boiterie ou de mauvais état général, ils peuvent interdire à un concurrent de partir", précise le Dr Boureau. Un cheval anglais a d'ailleurs fait les frais de leur décision. Ils l'ont jugé inapte à la compétition. Ce sont également les mêmes vétérinaires, ceux de la FEI, qui veillent au grain tout au long des épreuves. Sitôt qu'un cheval est en difficulté physique, ils peuvent l'empêcher de poursuivre. Enfin, ce sont encore eux qui approuvent tous les soins qui sont dispensés aux chevaux de la compétition par leur confrère de terrain. "Lorsque j'interviens, je pose un diagnostic et un pronostic, et je propose, si besoin, un traitement", dit Vincent Boureau. Tout cela est supervisé par les "super-docteurs, et parfois discuté avec les soignants des chevaux. Sauf pour les urgences, où le Dr Boureau est seul maître de son sujet. Les vétérinaires de la FEI n'ont qu'un rôle d'autorité sur ces CSIO*****. Il n'y a que les praticiens de terrain qui sont habilités à y prodiguer des soins. "Globalement, on y fait beaucoup de bobologie, c'est-à-dire des coupures, des hématomes, des pathologies liées à l'activité ostéoarticulaire de la discipline... reconnaît Vincent Boureau. Après, nous pouvons aussi avoir à faire face à des coliques, à de la fièvre ou à des infections." Reste qu’il est tout de même équipé. "Nous sommes parés pour gérer jusqu'à une fracture, prévient le Dr Boureau. Ainsi, nous pouvons assurer un transfert, dans les meilleures conditions, vers n'importe quelle clinique vétérinaire." Jusqu'ici, le docteur du terrain confesse-t-il n'avoir eu qu'à effectuer que trois à quatre interventions par jour. "C’est très bien !, se réjouit-il. Cela veut dire que les chevaux sont en forme." C'est un peu plus de travail qui attend quotidiennement le vétérinaire des contrôles antidopages sur le CSIO***** de La Baule. Selon un protocole, très strict, il doit prélever des échantillons de sang et d'urine sur plusieurs chevaux. En général, sur ce type d’épreuve, ce sont tous les vainqueurs ainsi que que lques autres - au hasard - qui sont visés par ces contrôles. Retour rubrique Actualités |