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![]() Siège de nombreuses pathologies Mal utilisées, les rênes allemandes renferment le cheval sur son poitrail Photo Marysa Merlo D’un point de vue plus mécaniste, la colonne cervicale du cheval s’articule autour de deux axes principaux. A l’instar de la colonne lombaire, cette dernière n’est tenue que par des muscles. Ce qui n’est pas le cas de la colonne dorsale qui, elle, est maintenue par des muscles, bien sûr, mais aussi et surtout par des os, les côtes. Le premier axe cervical du cheval correspond à la liaison entre le crâne et la première vertèbre. Il est le siège de nombreuses pathologies de cervicalgies. Car, à cet endroit-ci du rachis, la membrane dure-mèrienne, celle qui entoure la moelle épinière, est souvent tendue ou comprimée. « Ce genre d’incident (de tension ou de compression) se produit, entre autres, à la naissance des poulains, lorsque ceux-ci n’engagent pas leur tête de façon symétrique. Ou, plus tard, sur les chevaux qui tirent fréquemment au renard ou qui font des panaches », raconte le docteur Emanuel Pommier, vétérinaire ostéopathe. Ce peut aussi être l’apanage de chevaux mal montés, c’est-à-dire à qui on ne respecte pas l’activité du canal nucal, le balancier tête-encolure, en les enfermant trop sur leur poitrail. « Dans toutes ces situations, poursuit Emmanuel Pommier, c’est, en fait, la première vertèbre cervicale qui vient s’"encastrer" sous le crâne et provoquer une tension ou une compression dure-mèrienne. » Importante activité rotatoire Retour début article |