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Plusieurs possibilités de traitement
Manipulation ostéopathique
Photo DR

Il y a différentes manières d’aborder le traitement des cervicalgies chez le cheval. Mais il semblerait que la voie la plus usitée soit celle de la médecine alternative. Comme les docteurs Pommier et Le Collinet, Eric Degen est un vétérinaire spécialiste en ostéopathie. « Lors de cervicalgies, notre travail peut consister en des manipulations fonctionnelles ou structurelles, révèle-t-il. Les premières s’appuient sur la recherche, dans la palpation des tissus, de différentes caractéristiques physiques : densités, chaleurs, etc. Ces mêmes caractéristiques physiques générant des tensions, il nous reste alors à les lever, le plus souvent dans le sens de l’exagération. Les secondes manipulations reviennent à aller à l’encontre du blocage de sorte que l’articulation atteinte revienne en place. C’est le fameux "craque craque" ! »

La cryothérapie fait également partie des thérapeutiques alternatives qui combattent le mal des cervicales du cheval. Finies les vessies de glace que l’on tenait comme on le pouvait sur l’encolure, la mode est maintenant au CO2 hyperbare. Avec cette technique, le soulagement de la douleur est obtenu en une minute au lieu de vingt autrefois.

Une autre voie médicale, la conventionnelle, a aussi son importance dans le traitement des cervicalgies du cheval. En fonction de chacune des pathologies, elle peut aussi bien faire appel aux médications, qu’aux opérations et aux immobilisations. Ainsi, le traitement peut-il ici ne se borner qu’à une prescription d’anti-inflammatoires et d’antalgiques, ou à être plus spécifique. Il n’est pas rare que les chevaux atteints de cervicalgies soient infiltrés - simplement ou par échoguidage - ou traités par mésothérapie. L’intervention chirurgicale ne serait principalement réservée qu’au traitement de l’ataxie spinale. Et le recours aux immobilisations par colliers cervicaux de bois ne serait préconisé que dans les cas de fractures vertébrales.

Chez le cheval, les récidives de cervicalgies sont toujours possibles. Elles sont évidemment fonction de la gravité de la pathologie de départ. Il y a cependant plusieurs moyens pour éviter au cheval de connaître de tels déboires de colonne vertébrale. « Il suffit de ne pas trop employer d’enrênements destinés à bloquer la tête des chevaux, du type Gogue ou rênes allemandes, conseille Emanuel Pommier. Il est également important de respecter la conformation musculaire de chaque animal. Par exemple, le pur-sang, pour faire du dressage, ne me semble pas être la monture idéale. Il faut, par ailleurs, être bien conscient, que, fussent-ils jolis, les harnachements fins - comme les muserolles croisées et autres licols-brides - sont des instruments de torture pour les vertèbres cervicales des chevaux. Leurs contraintes sont beaucoup trop brutales. » Et notre thérapeute de conclure sur l’importance qu’il convient d’accorder au travail au pas : « Selon moi, c’est la base de toute la musculation du cheval. C’est le premier palliatif aux cervicalgies, à mon avis. »



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