
|
Aller au menu Aller au contenu RechercheSommaireAccueilPrésentation Forum Petites annonces Fiches pratiques V i d é o s Actualités Comportement Elevage Maladies Soins Médecines Nutrition Maréchalerie Réglementation A savoir Autres liens Publicité Contacts |
![]() A savoir Caecum & colon Photo ENV Nantes Le cheval digère mal. Pourquoi ? Tout simplement parce que son tube digestif est prévu pour faire transiter rapidement un gros volume d'aliments, alors qu'il n'a pourtant qu'un petit estomac (d'environ 15 l) mais un grand intestin (de 130 l). S'ajoutent à cela ses caractéristiques fonctionnelles, ainsi que ses particularités anatomiques et topographiques. En effet, le cheval ne peut pas vomir, son cardia (muscle situé à la fin de l’œsophage) ne s'ouvrant que dans un sens ; son appareil digestif est un long tube replié plusieurs fois sur lui-même ; et son estomac, placé dans son abdomen contre son diaphragme, fait qu'il est très facilement rempli par trop d'aliments. Entre les sécrétions gastriques, les aliments et les fourrages, c'est un volume de près de 100 litres qui circulent quotidiennement dans le tube digestif du cheval. De l'œsophage, la nourriture est entraînée vers l'estomac, où elle séjourne quelques heures. Lorsqu'il est plein, et qu'un autre bol alimentaire s'y presse pour y prendre la place, par contraction, il se vide dans l'intestin grêle. C'est là que se fait la digestion enzymatique, grâce aux sécrétions biliaires et pancréatiques. Les aliments sont ensuite envoyés dans le caecum et le côlon (gros intestin), pour leur totale assimilation. C'est dans ce même gros intestin que se trouve la "machine à digérer" du cheval, autrement dit sa microflore intestinale. Reste l'élimination des matières solides qui sont non assimilées. Elle se fait par le rectum puis l'anus. Pour fonctionner correctement, les intestins du cheval ne doivent pas être trop peu ou surchargés d'aliments. La cellulose n'étant digérée que par le gros intestin, il est préférable de donner les fourrages avant les aliments. Car eux, justement, tirent leur quintessence de ce qui est (en l'occurrence les aliments) dans l'estomac et dans l'intestin grêle. Retour début article |