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![]() CSIO de La Baule : l'avis de Florian Angot L'herbe n'est pas plus amortissante que le sable Photo Nicolas Chauveau Par rédaction Le 11/05/2008 Comme tous les ans à pareille époque, le stade François André vibre sous les sabots des chevaux. Cette année, plus de 200 montures ont fait le déplacement jusqu'au jumping international de France. Pendant ces quatre jours de compétitions, la piste bauloise tremble au rythme des exploits. Voici ce qu’en pense Florian Angot. "Je trouve qu’elle est magnifique, confiait dans les travées du concours le cavalier de First Delaunay*HN. Depuis qu'elle a été refaite, cette piste est parfaite. Elle est jolie. Elle sèche vite. Elle est galopante. D'ailleurs, je pense que les chevaux l’apprécient." Il faut dire que les procédés de terrassements pour les terrains de concours ont sérieusement évolué ces dernières années. "Ce ne sont plus des champs qu’on tond, ironise Florian. Maintenant, on utilise des matériaux qui filtrent parfaitement l'eau, ce qui évite qu'on saute sur des terrains sur lesquels on passe à travers." Mais ce n’est vraisemblablement que le début des recherches dans ce domaine. Les spécialistes s'affairent aussi à présent à l'amorti des pistes. Certains fabricants y mettent de la fibre par exemple, quand d’autres y incorporent de l’huile. "Naguère, les terrains de concours ont toujours été en herbe, souligne notre cavalier, qui n'a pas moins d'une quinzaine de tours à effectuer sur cinq chevaux différents ce week-end. Si on s'est mis plus au sable ces temps-ci, ce n'est pas parce que cette surface est moins glissante ou plus amortissante que l’autre (l’herbe), c'est principalement parce que les conditions météo ont changé et qu’il devient du coup plus compliqué de faire des bonnes pistes en herbe." C'est, donc, pour plus de sécurité que les terrains de concours sont généralement en sable. Sauf au niveau de celui de La Baule, où ils sont majoritairement en herbe. "Personnellement, c'est cette surface que je préfère, avoue Florian. Je trouve que les chevaux s'en accommodent mieux que le sable. Ils y ont une meilleure amplitude, et ils s'y grandissent davantage." "Aussi, est-il plus naturelle pour les chevaux de sauter sur de l'herbe que sur du sable", pense-t-il encore. Si Florian tarit d'éloges pour l'herbe du stade François André, il n'en est pas de même pour le sable de son paddock. "Il est abominable, déplore-t-il. C'est de la boue. Il est tellement mauvais que nous sommes obligés de détendre dans le manège." Le sol ne fait pas tout. Il faut aussi que les parcours soient bien dessinés sur un concours. C'est, semble-t-il, le cas ici. Hormis peut-être pour le derby, que Florian juge "un peu à part", en soulignant que "beaucoup de chevaux s'y lancent sans y être de vrais prétendants". "Un bon tour, c'est un tour où il y a de tout : du sinueux, du galopant, du sautant..., dit le cavalier normand. Mais ça en est surtout pas un qui est trop imposant." "Le but n'est pas de faire peur aux chevaux sur les épreuves, poursuit-il. D’une part, il faut qu'ils s’y fassent plaisir. D’autre part, il faut que leur sécurité et leur longévité soient assurées." C'est pourquoi, autant qu'ont évolué les sols, ce sont sophistiqués les équipements (barres, chandeliers, fiches, etc.). Désormais, tout est léger, en composite et totalement destructible. Retour rubrique Actualités |