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![]() Contaminations accidentelles Photo Manoël Relet Néanmoins, le monde hippique n’est pas fait que de tricheurs. Il existe bien des chevaux qui sont dopés à leur insu. Cela peut arriver à la suite de contaminations accidentelles, qui peuvent avoir lieu soit avec des aliments soit lors de transits dans des box inconnus. Dans le premier cas, aucune directive oblige les fabricants à spécifier la présence de substances prohibées dans leurs produits. D’où cette incitation à la prudence du Dr Corde : « Lorsqu’un cheval fait de la compétition, il est indispensable de lire attentivement les étiquettes des aliments qui lui sont donnés ou de les faire viser par un vétérinaire. » Quant aux contaminations dites « de voisinage », donc accidentelles, pour les éviter, « il faut systématiquement nettoyer la mangeoire et l’abreuvoir, mais également vider chaque box de passage avant d’y mettre son cheval, insiste encore le vétérinaire de la FFE. Car les résidus d’aliments, autant que la paille souillée, sont très contaminants. » D’autant, qu’en cas de contrôle positif à un test anti-dopage, ce sont toujours le cavalier, le propriétaire ou l’entraîneur du cheval incriminé qui est inquiété. Aucun recours, hormis l’urgence absolue ou le vice de procédure, qu’il faut savoir prouver, n’est explicable pour dédouaner la présence de substances interdites dans les fluides (sang, urine, etc.) d’un cheval de compétition. Même la présentation d’une ordonnance en bonne et due forme n’est pas ici satisfaisante. En matière de contrôle positif, la règle est stricte et identique quelle que soit la fédération : la sanction est fonction de la substance détectée et de la quantité trouvée. 30.000 prélévements Retour début article |