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30.000 prélévements Photo Nicolas Chauveau Chaque année, le laboratoire de Chatenay-Malabry (Hauts-de-Seine), seul établissement agréé de notre pays, observe près de 30.000 prélèvements anti-dopage. 22.000 concernent les courses françaises, et un peu plus de 700 les sports équestres. Parmi tous ces tests, entre 0,3 et 0,5 % sont positifs et intéressent les chevaux de la première catégorie. Alors que la positivité de ceux de la seconde est de dix fois supérieures à celle des animaux de la précédente. Pour expliquer les disparités entre les deux mondes, Pascal Dubois, de la FFE, dit « que les enjeux financiers ne sont pas les mêmes et que, sur le plan technique, il n’est pas facile de disposer d’un vétérinaire préleveur pour les épreuves de « sa » fédération compte tenu des problèmes organisationnels que rencontrent « ses » compétitions, qui ont lieu partout sur notre territoire. » « D’autre part, les courses partent et arrivent à l’heure, ce qui n’est pas une réalité chez nous. Et la procédure d’un contrôle anti-dopage exige qu’il y ait un box pour effectuer les prélèvements, or, c’est loin d’être le cas sur toutes nos compétitions », tente-t-il encore de justifier. De son côté, le directeur du laboratoire de Chatenay-Malabry, le docteur Yves Bonnaire, reconnaît qu’ « il est toujours possible de passer à travers les mailles du filet ». Toutefois, il précise « que les techniques actuelles permettent de dépister plusieurs milliers de substances prohibées. Et que, pour certaines d’entre elles, comme les anabolisants par exemple, la détection peut se faire de manière infime ». « Tout est question de sensibilité, explique-t-il. Si nous voulions déceler de la phénylbutazone à six mois, nous y arriverions sans problème ! » Mais, les discussions vont-elles plutôt vers des recherches intelligentes : « En clair, si nous pouvons accepter, dans une certaine mesure, que des molécules qui sont indispensables aux soins des chevaux (comme les coliques notamment) soient présentes dans leur organisme, poursuit le Dr Bonnaire, nous pouvons, à l’inverse, faire la chasse absolue à celles (comme les corticoïdes retards ou les tranquillisants par exemple) dont nous savons que le caractère d’urgence n’est pas avéré. » A ceux qui penseraient, donc, que la lutte anti-dopage ne serait qu’une pâle copie digne du gendarme et du voleur, il serait bon qu’ils soient bienveillants. En effet, il est impossible de connaître les délais de rémanence de chaque produit, car ceux-ci dépendent de leur voix d’administration (orale, sous cutané, intraveineuse...). Mais, aussi, ils sont inconnus lorsque plusieurs molécules sont administrées en même temps. En pratique Retour début article |