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En pratique Photo Nicolas Chauveau L’analyse anti-dopage d’un cheval s’effectue à partir de son urine, de son sang ou de ses poils. Elle est réalisée par un vétérinaire préleveur, durant ou juste après une compétition, qui agit au nom d’une fédération : Fédération française d’équitation, Fédération nationale des courses françaises, Fédération équestre internationale... Le contrôle anti-dopage peut concerner le ou les gagnants d’une épreuve, ou seulement quelques chevaux tirés au hasard des classements. Il faut un jour et cinq étapes pour en connaître le résultat. A leur arrivée au laboratoire, les échantillons sont enregistrés de façon informatique, c’est-à-dire qu’un code barre (appelé numéro de laboratoire) leur est attribué. Dès lors, le test peut commencer. Il ne concerne qu’un seul des deux échantillons prélevés, le A. L’autre, le B, est conservé au congélateur à -20° pour la contre-expertise en cas de positivité. La première étape de l’analyse est l’extraction. Son but est d’isoler les substances anormales de l’échantillon. La seconde vise, au contraire, à en identifier les constituants normaux. C’est, en fait, la troisième étape de l’analyse qui sépare les substances prohibées du reste de l’échantillon. Et c’est la quatrième qui les identifie de manière précise. La dernière étape de l’analyse anti-dopage n’est autre que son interprétation. C’est à ce moment-là, en cas de contrôle positif, que les instances fédérales sont informées et que le cheval incriminé est écarté de toute compétition officielle. Questions à Rodolphe Scherer, cavalier de concours complet Retour début article |