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Chauds et douloureux Sondage d'un pied à la pince Photo DR On l’a dit, la fourbure est un défaut d’irrigation sanguine, qui se localise dans les pieds du cheval. Plus précisément, elle se traduit par une dégénérescence des tissus mous du sabot, le podophylle exactement. Durant la maladie, la circulation capillaire ne se fait plus correctement. Des caillots de sang se forment dans le pied et finissent par provoquer un phénomène de nécrose ischémique (altération des tissus due à une insuffisance en oxygène). « Cette même nécrose ischémique peut être étendue ou très étendue, signalait, de son vivant, le Dr Philippe Bernardeau, qui fût durant plusieurs années le vétérinaire du haras du Pin, dans l’Orne. C’est elle qui induit le mal, qui peut être plus ou moins important. » « Pour comparer à l’homme, la souffrance ressentit dans le pied du cheval au moment d’une fourbure équivaut à l’onglé sur l’un de nos doigts », disait notre praticien. C’est ce qui explique la raison pour laquelle, durant une fourbure, les sabots du cheval peuvent être chauds en haut, du fait de l’inflammation, plus froids en bas, et systématiquement douloureux à la pression de la pince à sonder en avant de la fourchette, à cause du défaut de circulation sanguine. C’est vraiment lorsque le podophylle n’est plus « nourri » que la situation est la plus critique. Car c’est à cet instant que peut se produire l’acte fatal, le tant redouté basculement de la phalange distale (troisième phalange ou os du pied). Il peut avoir lieu dans les soixante-douze heures qui suivent le déclenchement de la fourbure. La phalange distale n’étant plus, ici, soutenue par le pied, alors plus irrigué, elle peut facilement basculer sous l’action du tendon fléchisseur profond et venir déformer, voire perforer la sole. « Si on en arrive là, il y a tout à craindre pour le cheval, affirmait Philippe Bernardeau. D’une part, les récidives sont toujours possibles, ce qui signifie que la fourbure peut devenir chronique. D’autre par, même si, avec ce genre d’affection, il arrive que des chevaux puissent vivre et poursuivre leur carrière sportive, cela nécessite une vigilance de tous les instants. » Quatre stades de gravité Retour début article |