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![]() Quate stades de gravité Fer en coeur sans pinçon Photo Eurofers Il y a quatre stades de gravité de la fourbure. Dans le moins sérieux des cas, le cheval se dandine juste d'un pied sur l'autre. Dans une phase un peu plus avancée, il reste immobile, accepte de se faire examiner les pieds et de marcher dans une allure très caractéristique à cette maladie : il donne l'impression de se déplacer sur des épines. Les choses s'enveniment sérieusement lorsque le cheval entre dans cette troisième phase, bien plus prononcée que les deux précédentes, dans laquelle il ne consent ni à bouger seul ni à donner ses pieds. Et le cas est franchement grave lorsque le cheval en est à ce dernier stade, celui où il est couché et ne veut plus se lever. Les soins urgent en fonction de chaque cas. « Quoi qu’il en soit, il faut toujours agir vite devant une fourbure, recommandait le Dr Philippe Bernardeau. Il convient, en premier lieu, de stopper la douleur pour empêcher la sécrétion de catécholamines (substances endogènes qui favorisent le rétrécissement des vaisseaux sanguins), qui sont néfastes en cas de pathologies circulatoires comme celles engendrées par la fourbure. En second lieu, il faut l’immobiliser, jusqu’à disparition des symptômes, sur du sable ou sur une litière confortable, qui sont des sols plus souples aux pieds. » Et notre vétérinaire était formel : « Il faut que le cheval réponde vite aux traitements, essentiellement des anti-inflammatoires non stéroïdiens au fort pouvoir antalgique (anti-douleur) et anti-agrégant plaquettaire (fluidifiant), c’est-à-dire qu’il aille beaucoup mieux dans les vingt-quatre à quarante-huit heures qui suivent le début de la médication. Au-delà, le pronostic s’assombrit ! » Ajoutons que, dans le cas d’une fourbure alimentaire, l’animal doit être mis au plus vite à la diète. Et que dans celui d’une de parturition, la délivrance doit être complète et faite rapidement. Pour soigner une fourbure, mis à part le traitement thérapeutique classique, il peut être proposé l’intervention chirurgicale. Il faut bien le dire, elle est anecdotique. Ce qui, par contre, ne l’est pas, c’est la collaboration qu’il y a entre le vétérinaire et le maréchal-ferrant pour venir à bout d’une fourbure. Après un examen radiologique des pieds, il est souvent préconisé un parage puis une ferrure orthopédique. Cela consiste, généralement, pour le maréchal-ferrant, à décompresser la couronne, à rétablir la vascularisation et à nettoyer le podophylle. Il lève ensuite la pression de la troisième phalange sur le corps de la sole et reporte le poids du cheval sur la partie postérieure de ses pieds. Puis il pose, le plus souvent, un fer en cœur pour supprimer l’appui en pince, siège de la fourbure. Conseils pratiques Retour début article |