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Les plaies Photo Nicolas Chauveau L’été, les blessures de sangle et de garrot sont des interventions régulières pour le Dr Orange. « Les chevaux qui ont de l’embonpoint ont facilement les harnachements qui glissent, explique-t-il. Quant aux autres, ceux qui sont plus maigres, ils n’ont rien ou pas grand-chose pour amortir les frottements des cuirs. Du coup, avec la chaleur, les mouches et parfois le manque de soins, des brûlures apparaissent. » « Si, au départ, ces plaies semblent anodines, l’été, elles deviennent vite surinfectées », fait encore remarquer Frédéric Orange. Les chevaux livrés à eux-mêmes, ainsi que ceux qui sont menés sans considération par leurs cavaliers sont également concernés par « les plaies de l’été ». Entre les animaux qui se prennent les membres dans les clôtures, ceux qui s’éborgnent avec des branches, ceux qui se font piquer par des hyménoptères, mordre par leurs congénères ou par des vipères, ou encore ceux qui prennent des coups de pieds ou tombent sur des objets qui les tranchent... le quotidien des praticiens est, selon eux, « trop régulièrement fait d’erreurs impardonnables en période estivale ». D’où cet appel à la vigilance, que lance Frédéric Orange : « Avec la chaleur et les mouches, l’été, plus que l’hiver encore, il est impératif de laver la moindre plaie de son cheval avec du savon et de l’enduire de gras ; de lui protéger (par des moumoutes ou des mousses végétales), si on le monte, les parties qui sont lésées ; et de correctement le surveiller, même s’il reste au pré. » Les boiteries Retour début article |