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Une action préventive et reconstructrice
Photo Audevard

La chondroïtine fait également partie de ces molécules qui sont actuellement très courues pour traiter les dysfonctionnements locomoteurs des chevaux. Il s’agit là d’un glycosaminoglycane, c’est-à-dire d’un dérivé de la glucosamine et d’autres acides tels que le glucuronique ou l’iduronique, qui sont eux-mêmes des composants du cartilage. La chondroïtine se trouve sous forme de sulfate. Elle est produite à partir de cartilage de veau, de requin ou de raie. La particularité de cette substance serait de pouvoir maintenir la réhydratation des tissus, ce qui contribuerait à leur bonne flexibilité. Mais elle aurait aussi cette capacité à les protéger contre certains dommages, comme ceux qui sont liés aux radicaux libres, des vecteurs de la douleur.

Ce sont les phénomènes arthrosiques que l’on cherche à atténuer en utilisant de la chondroïtine. Néanmoins, ce sulfate n’est généralement pas employé seul. Il l’est avec la glucosamine. Le premier aurait un effet préventif, alors que le second aurait une action reconstructrice. Seulement, aucun de ces deux sulfates n’arrive vraiment à faire la preuve de son total intérêt. Beaucoup d’études mettent en exergue la potentialité de chacun d’eux, qu’ils soient administrés individuellement ou en même temps, mais il est actuellement difficile d’en trouver qui concluent à la disparition absolue des lésions grâce à leur absorption.

Le marché est bien pourvu en produits qui sont tant à base de glucosamine que de chondroïtine. Toutefois, l’injection de ces deux principes actifs reste préférée par les praticiens aux solutions orales. « C’est en tous les cas de cette manière-là que je les indique », dit Bruno Baup. Il pense en effet qu’elles sont mieux assimilées ainsi.



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