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Le fin du fin
La seringue de prélèvement contient des billes recouvertes d'un réactif
Photo DR

Enfin, il y a l’injection de sérum autologue, autrement dit la culture de cellules. « C’est la meilleure alternative de soin pour l’arthrose », pense Bruno Baup. C’est le fin du fin. D’abord, parce que c’est pratique d’utilisation, c’est sans réaction. Ensuite, parce que c’est rapide d’action, c’est sans comparaison avec les thérapeutiques classiques. Et pour finir, parce que ça ne laisse pas de trace (dans le sang et dans les urines) d’intervention.

Le dernier cri, dans le traitement de la boiterie du cheval, est donc la mise en culture de molécules qui sont capables ou de protéger les cartilages, comme le fait l’IGF 1 (insuline like growth factor), ou de se substituer à l’interleukine 1. C’est elle, l’interleukine 1, qui est à l’origine de la production d’enzymes qui sont responsables de l’inflammation et de la dégradation du cartilage. Une fois de plus, ce procédé (la culture de cellules) est né de la médecine appliquée à l’homme, plus exactement de celle qui vise à traiter son arthrose. Il a après été transposé au cheval, dans les années 2000.

Dans un premier temps, le principe de la mise en culture repose ici sur une prise de sang qui est mise à l’étuve. Dès lors, grâce à des agents réactifs, les hématies (globules rouges) produisent les fameuses molécules. Dans un second temps, la centrifugation de ce « bouillon de culture » crée le sérum. C’est ce même sérum qui sera tantôt injecté, tantôt conservé au congélateur pour des usages ultérieurs.

Selon les spécialistes qui sont rompus à la culture de cellules, il semble que « la qualité des substances ainsi « récoltées » soit considérablement renforcée par rapport à celle qui est fabriquée naturellement par l’organisme du cheval ». Et que, avec cette technologie, « les résultats en termes de soins soient très satisfaisants ». De leur côté, tant le Dr Baup que Gangl sont convaincus de l’intérêt qu’il convient d’accorder à la culture de cellules dans le traitement des affections locomotrices du cheval. « Ce sera notamment très intéressant lorsque nous pourrons reconstruire du cartilage », se projette l’orthopédiste. Tandis que son confrère voit déjà, lui, dans cette thérapeutique, « un petit miracle ». « Fini, ici, les risques d’allergies et de contrôles positifs », se réjouit-il.



L’avis de Jean-Philippe
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