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L'homéopathie : une autre manière de soigner son cheval
Prise sublinguale
Photo Marysa Merlo

Par Sébastien Chauveau Le 20/10/2006

Les soigner sans les droguer. De plus en plus de chevaux sont traités par homéopathie. Cette médication, précise, non toxique et efficace, ne provoque pas d’effets secondaires. Affections respiratoires, tendinites, arthrose, stress... presque toutes les pathologies peuvent être traitées par homéopathie. Secrets d’une médecine autrefois décriée, mais aujourd’hui respectée.

Entre charlatanisme et médecine douce, le sort de l’homéopathie est souvent mal fixé. Il est pourtant clair : depuis 1965, cette thérapeutique relève de la pharmacopée française. Elle est donc officielle, et reconnue comme médecine à part entière. Dans notre pays, 40 % des chevaux seraient soignés par homéopathie. Contrôles antidopage obligent, ce serait dans le milieu des sports équestres que l’on trouverait le plus d’adeptes de Nu vomica, de Comphora, d’Opium et autres Aconit, des plantes servant à soigner coliques et boiteries, à prévenir des avortements et des pneumonies.

Ce fut le praticien allemand Samuel Hanemann qui fut l’inventeur de l’homéopathie. Ce fut lui qui apporta les premières preuves tangibles de l’efficacité de cette médecine. Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle et, à cette époque, l’homéopathie n’est que « mixture ». Après avoir tenté de soigner une fièvre des marais (paludisme d’aujourd’hui) avec du Quinquina (arbre tropical), il étend ses recherches à d’autres pathologies. Si ses résultats sont d’abord peut probants, ils deviennent rapidement excellents. Ce qui vaut à Samuel Hanemann une réputation internationale – ses méthodes servant toujours de référence actuellement.

Le premier vétérinaire à employer de l’homéopathie fut aussi un allemand, Guillaume Lux. Il fut ensuite imité par le docteur Gunther (allemand également) qui, en 1837, avoue utiliser presque 200 substances différentes sur les chevaux. Ce fut, ensuite, autour d’un autre vétérinaire (anglais cette fois), le docteur Hurndal, de s’intéresser de plus prêt à l’homéopathie, en lui consacrant un traité destiné aux chevaux. Un dernier ouvrage qui laissera cette médecine sous silence jusque dans les années 1930. Depuis, l’homéopathie n’a cessé d’évoluer, au point d’être maintenant enseignée dans certaines écoles vétérinaires françaises comme Lyon (Rhône-Alpes) et Nantes (Loire-Atlantique), mais également étrangères (Espagnoles, Italiennes, Tchèques ou Slovaques).



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