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Trois grandes caractéristiques
Granules
Photo Marysa Merlo

Contrairement à la médecine conventionnelle, l’homéopathie prend en compte l’animal dans sa globalité. Ainsi, elle s’intéresse à son histoire de malade, son alimentation, sa manière de vivre, etc. Les spécialistes appellent cela l’ « individualisation du malade ». Mais l’homéopathie s’appuie, aussi, sur le pouvoir de la dose infinitésimale. Autrement dit, plus les doses de médicaments sont petites, plus la guérison est rapide. Enfin, le principe de similitude est la troisième grande caractéristique de l’homéopathie. En clair, cela signifie que tout ce qui intoxique guéri. « Par exemple, explique Marie-Noëlle Issautier, vétérinaire pour le compte d’un laboratoire spécialisé en homéopathie, lors d’œdème d’apparition brutale, avec douleur localisée, on administre de l’Apis mellifica (du venin d'abeille), justement parce que la piqûre d’abeille donne les symptômes d’œdème, de rougeur et de douleur soudaine. »Quant aux substances qui entrent dans la composition des gouttes, sirops, et autres granules... elles subissent aussi, initialement, un traitement spécial. Qu’elles soient minérales, végétales, animales ou chimiques, toutes subissent, au cours de leur fabrication, pour devenir homéopathiques, ces deux épreuves : la dilution et la dynamisation. Dilution, parce que la substance traitée est portée à de hautes déconcentrations (de 1/10 à 1/100). Dynamisation, parce qu’à chaque dilution, le mélange est secoué très fort - par une machine appelée dynamiseur - afin d’accroître le potentiel énergétique du médicament. On obtient ainsi les fameuses CH, pour centésimales hahnemanniennes. « En fait, pour faire une CH, précise le DR Issautier, on dilue une goutte de substance de base déconcentrée, qui peut être soit une teinture-mère soit un produit soluble contenant la ou les substances végétales, minérales, animales ou chimiques, dans 99 gouttes de solvant. Puis, on agite le tout pour le dynamiser. En prenant ensuite une goutte de cette première CH, donc de cette première agitation, que l’on dilue à nouveau dans 99 gouttes de solvant et que l’on agite à nouveau très fort, on obtient la seconde CH. Reste à faire ces deux opérations de dilution et de dynamisation autant de fois (3, 4, 5, 6, 7 fois...) pour obtenir le médicament à la hauteur de dilution désirée : 3 CH, 4 CH, 5 CH, 6 CH, 7 CH, etc. » Ainsi, les médicaments à 5 CH sont généralement employés dans les cas de pathologies locales (traumatismes, coups ou tendinites) ; ceux à 9 CH lorsque les fonctions (respiratoires, digestives, locomotrices...) sont atteintes ; et ceux à 15 ou 30 CH lorsqu'il s'agit de pathologies comportementales (nervosité ou anxiété).



Jamais d'effets secondaires
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