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Jamais d'effets secondaires
Prise sublinguale
Photo Marysa Merlo

Peu importe le trouble pathologique, on peut presque toujours avoir recours à l’homéopathie, seule ou en complément de l’allopathie. Cette médication est précise, non toxique, non iatrogène (n’engendre pas de maladie) et efficace. Mais, surtout, elle ne génère jamais d’effets secondaires. « C’est l’une des raisons pour lesquelles j’en prescris très régulièrement, avoue Gilles Sonthonnax, vétérinaire et cavalier. Mais c’est aussi parce que ces traitements sont exempts de tous résidus (traces de substances). »

On utiliserait, aujourd'hui, pour les chevaux, environ une centaine de médicaments homéopathiques. Comme beaucoup de vétérinaires, Marie-Noëlle Issautier avoue inciter à l’allopathie lorsque les cas sont très graves (coliques, fortes fièvres, accidents, morsures de vipères, déshydratation, etc. Néanmoins, elle associe rapidement les deux médecines. « Lorsque le cheval souffre, dit-elle, il faut vite le soulager car il a tendance à stresser. Dans ce cas-là, l’allopathie est plus intéressante parce qu’elle est plus rapide. Ensuite, on peut intervenir avec de l’homéopathie, notamment si le traitement doit être prolongé. » De son côté, Gilles Sonthonnax reconnaît avoir recours à l’homéopathie dans trois cas précis : là où elle lui apporte de bons résultats ; là où l’allopathie ne lui en apporte pas ; et là où l’allopathie ne suffit pas. Et celui-ci d’ajouter : « Je considère, que ce soit avec l’homéopathie ou avec l’allopathie, que le résultat est bon si je ne suis pas rappelé régulièrement pour soigner la même affection. »

Il y a tout de même des domaines où l’homéopathie excelle. « Pour les chevaux, cite Mme Issautier, nous n’avons rien, en allopathie, qui soit réellement efficace pour stopper le stress avant les compétitions sans qu’ils perdent de leurs moyens. En homéopathie, cela s’appelle Ignatia 15 CH ou Gelsemium 15 CH ! C’est apaisant, sans pour autant diminuer les capacités physiques des chevaux. » Avec quelques centaines d’équidés en clientèle, le docteur Sonthonnax a luiaussi ses constatations. « Pour les affections respiratoires, Bryonia 9 CH est excellent. Tout comme Arnica 5 CH l’est pour les coûts, Rhus toxicodendron ou Rhuta gravéolins le sont pour les tendinites et l’arthrose, et PVB drainage hépatique l'est pour les pathologies d’origine hépatique ou digestive... »

Pour nos deux vétérinaires, l’homéopathie n’est pas un mode de soin mais une manière différente d’appréhender la thérapeutique. Tandis que l’allopathie influe sur les bactéries, l’homéopathie, elle, agit sur les cellules des défenses de l’organisme. « Il faut, donc, juste bien connaître ses limites, martèle Gilles Sontohnnax. Il faut, aussi, que les propriétaires de chevaux soient réceptifs lorsque l’on prescrit de l’homéopathie. Qu’ils comprennent, par exemple, que la consultation en homéopathie est plus longue qu’en allopathie. Qu’en homéopathie, plusieurs traitements peuvent être nécessaires avant de trouver celui qui convient. Ce doit être un autre état d’esprit. » A ceux qui auraient encore des doutes, Marie-Noëlle Issautier propose, elle, simplement d’essayer des complexes (solutions contenant plusieurs médicaments) homéopathiques, conseillés et commercialisés chez les vétérinaires et les pharmaciens. « C’est souvent le point de départ de l’utilisation de l’homéopathie, affirme-t-elle. C’est aussi une manière plus facile et plus simple de l’aborder. » Après, les résultats font le reste.



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