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![]() Saignement bilatéral CCE du Lion d'Angers, 1997 Photo Marysa Merlo Dès que l’épistaxis est plus profonde, le saignement est bilatéral. C’est ce qui se produit lorsque le larynx ou le pharynx est atteint par des abcès, des traumatismes ou des tumeurs. Mais les poumons génèrent-ils, eux aussi, leur lot d’épistaxis. « Ce seraient les plus sérieuses », aux dires des vétérinaires. Plusieurs parties des poumons peuvent donner lieu à du saignement bilatéral. Il y a, ou les bronchioles, ou les alvéoles. C’est, en dehors de la pneumonie ou de la pleuropneumonie, l’hémorragie pulmonaire induite par l’exercice (HPIE), sorte d’ « intolérance à l’effort », qui amène majoritairement le cheval à saigner du nez. Plus précisément, les contraintes mécaniques - d’échanges sanguins et gazeux - imposées aux vaisseaux et aux tissus pulmonaires sont si fortes à l’effort qu’elles en fragilisent la membrane alvéolo-capillaire. « Bien qu’elle soit courante chez les chevaux de courses, on connaît mal les vraies raisons de l’HPIE, signale Adeline Cuisenaire. Ce que l’on sait, c’est qu’elles sont la coexistence d’au moins deux phénomènes, l’inflammation chronique et la rupture alvéolo-capillaires, et que ce sont plus les vieux chevaux que les autres qui en sont atteints. » Cela dit, ce n’est pas parce qu’il y a HPIE qu’il y a épistaxis. Seuls 10% des chevaux qui contracteraient de l’hémorragie induite par l’exercice connaîtraient des saignements de nez. Il semblerait que l’HPIE interviendrait à la vitesse d’au moins 250 m/mn. Inutile de dire, alors, qu’un certain nombre de chevaux de sports seraient concernés par cette anomalie. Quelques études font état de 30 % de trotteurs qui pourraient être atteints par l’hémorragie pulmonaire induite par l’exercice. Du côté des galopeurs de plat, d’autres statistiques annoncent, elles, que ce serait près de 70 % de ces chevaux-là qui seraient « intolérants à l’effort ». « Cela pourrait s’expliquer par le déploiement pulmonaire, très important, qu’ont besoin les galopeurs », souligne Adeline Cuisenaire. Les chevaux de concours complets seraient, pour leur par, intéressés par l’HPIE à un peu plus de 10 %. Tandis que les chevaux d’endurance en seraient, eux, plutôt épargnés. On l’a dit, le saignement de nez peut être dangereux pour le cheval. C’est pourquoi il ne faut jamais tarder à le montrer à un vétérinaire. Ce dernier procédera à un interrogatoire de l’entourage du cheval, et il explorera entièrement le système respiratoire de l’animal. En effet, il n’est pas possible, en termes d’épistaxis, de ne se contenter uniquement de ce que l'on voit. Diagnostics et pronostics Retour début article |