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Des signes caractéristiques
Cheval en sueur
Photo Nicolas Chauveau

Mais, à partir de quel moment faut-il considérer que le cheval est réellement gêné par la chaleur ? Dès l’instant qu’il manifeste un certain mal-être. En fait, les signes du vrai coup de chaleur, qui est également appelé hyperthermie, sont caractéristiques. Le cheval tremble ou, selon la gravité, titube,  respire de manière superficielle, ses pupilles se dilatent, sa peau devient d’un seul coup sèche après que sa sudation a été abondante. « Auparavant, il peut y avoir eu des attitudes anodines, dit le vétérinaire du CCE français. Le cheval a pu contracter des petites coliques. » Lors d’un véritable coup de chaleur, les constantes vitales du cheval sont aussi atteintes. Autrement dit, les rythmes cardiaques et respiratoires, mais surtout la température corporelle, sont anormalement élevés, ce qui induit des muqueuses congestionnées. Enfin, dans les cas graves d’hyperthermie, le cheval peut présenter une épilepsie.

Vous l’aurez compris, mieux vaut ne pas vous laisser emballer par le bonheur de la chaleur. Certes, vous pouvez monter à cheval par beau temps. Mais vous devez être vigilant. Vous devez, entre autres, accorder une période d’adaptation à votre compagnon. « Il faut entre quinze jours et trois semaines pour qu’un cheval s’acclimate partiellement aux hautes températures, prévient le Dr Le Page. Notamment pour que les glandes sudoripares fonctionnent correctement, c'est-à-dire qu’elles sécrètent suffisamment de sueur pour refroidir l’animal. » C’est, d’ailleurs, lorsque la transpiration est immédiate et suffisante que l'on considère que le cheval est à peu près habitué à la chaleur.

Sous le beau temps, votre attention doit également se porter sur les attitudes de votre monture. « Beaucoup de cavaliers, même confirmés, pensent que l’essoufflement de leur cheval est ici dû à l’effort. Or, régulièrement, c’est l’hyperthermi qui s’annonce, car il y a toujours une corrélation entre la température centrale et le rythme respiratoire », dit Olivier Le Page. C’est la raison pour laquelle, si vous chevauchez par forte chaleur, munissez-vous d’un thermomètre et veillez à ce que la température rectale de votre animal ne dépasse pas les 39,5°. Sachez qu’au-delà de 41°, il est en danger. Quant aux mouvements respiratoires, ils ne doivent jamais être, après quelques minutes d’arrêt, supérieurs aux battements cardiaques (soit en inverse).



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