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![]() Une thérapie globale Gentiane coupée Photo Marysa Merlo Que se cache-t-il derrière ce terme de phytothérapie : deux mots grecs, phyton, pour plante, et therapeia, pour traitement. La phytothérapie signifie donc traitement par les plantes ou extraits de plantes, dans tout ce qu’elles ont de soluble dans l’alcool ou dans l’eau. Elle inclut l’aromathérapie, qui fait appel à l’emploi de plantes produisant des huiles essentielles, comme l’eucalyptus. Et la gemmothérapie, qui utilise les bourgeons ou les jeunes pousses de ces mêmes tissus végétaux, telle que l’aubépine. Voilà bien longtemps, déjà, les plantes constituaient pour l’homme comme pour le cheval l’unique source d’alimentation et de médication. Tous y accédaient librement. Les plantes poussaient naturellement partout et en grande variété. C’est, réellement, entre l’antiquité et la renaissance qu’ont eu lieu les premières observations concernant l’utilisation des plantes comme médicaments. Mais c’est un peu plus tard qu'elles ont commencé à être analysées, classées et répertoriées, et que leurs effets thérapeutiques on été quelque peu précisés. Pour la phytothérapie, la période faste sera finalement celle qui sera comprise entre la fin du XVIIIe siècle et nos jours. Les progrès scientifiques et les techniques ayant permis de mettre en lumière les caractéristiques médicales des plantes. C’est aussi l’époque où l’on commencera à en extraire les molécules (principes actifs) pour en faire des médicaments allopathiques. Ainsi naîtront, tour à tour, l’aspirine (extraite de l’écorce du saule), les pénicillines et autres antibiotiques élaborés à partir de champignons et de micro-organismes végétaux. Aujourd’hui, près de la moitié des sources pharmaceutiques classiques sont encore constituées à base de plantes. A l’instar de l’homéopathie, la phytothérapie prend en compte le sujet dans son ensemble. On appelle cela la thérapie globale. Par opposition à l’allopathie qui, elle, cherche à isoler le symptôme. « L’avantage, avec la phytothérapie, explique Gilles Grosmond, un vétérinaire qui a prescrit des plantes pendant vingt ans, c’est qu’elle se situe à mi-chemin entre l’allopathie et l’homéopathie. Comme la première, elle apporte les résultats, mais sans la dépendance au médicament. Et, comme la seconde, elle rééquilibre et stimule l’organisme pour le rendre plus autonome vis-à-vis des maladies. » Gageons que la phytothérapie peut aussi atténuer les effets secondaires de l’allopathie et améliorer les résultats de l’homéopathie. Par voie orale, en inhalations ou en massages Retour début article |