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Plus de vingt-cinq années de phytothérapie
Photo Marysa Merlo

Les coliques, il ne connaît pas. Les maladies infectieuses, il en voit assez peu. Et les boiteries, il en soigne de plus en plus rarement. Depuis qu’il a adhéré à la phytothérapie, il y a plus de vingt-cinq ans maintenant, Yves Houssin, entraîneur et éleveur de trotteurs dans l’Orne, fait guère appel au vétérinaire. « A l’époque, quand j'ai commencé à m'intéresser à cette médecine, j’avais un cheval très nerveux, se souvient-il. J’avais essayé un tas de choses pour le calmer, en vain. J’ai donc commencé par lui donner des tisanes de verveine, puis je suis progressivement passé à l’aubépine et à la passiflore. Et les résultats ont rapidement été excellents. »

Aujourd'hui, chez Yves, les végétaux font partie intégrante des rations des chevaux. « Soit je fais en sorte qu’ils poussent directement dans mes prés, soit j’achète du foin de montagne, qui en contient d’avantage que celui de prairies pâturées, soit je les achète en herboristeries. » Mais, pour lui, pas question d’occulter la médecine conventionnelle. « Avec la phytothérapie, je fais plutôt du préventif, du relais ou de l’accompagnement de traitement, précise M. Houssin. Par exemple, sachant que chez les chevaux de courses, beaucoup de boiteries sont dues à des problèmes d’élimination des toxines, je veille à ce que les miens mangent suffisamment de saule blanc. De même que je leur donne régulièrement de l’eupatoire ou de la salsepareille, pour stimuler leurs défenses immunitaires, ou de l’ail, de la sauge et du pissenlit, pour protéger et réguler leurs fonctions digestives. » Mais Yves incite-t-il à la prudence : « Si les plantes peuvent être bénéfiques, elles peuvent aussi être toxiques. Avant de les utiliser, mieux vaut donc avoir un avis éclairé. »



Quinze plantes avec leurs bienfaits
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