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Risque médical Photo Nicolas Chauveau En principe, avec sa robe naturelle (comprenez : non tondue), un cheval est capable de vivre tout le temps et toute l’année à l’extérieure. Exception étant faite de certains animaux, très âgés ou très près du sang. Mais voilà, travailler un cheval avec un « pull-over » sur le dos s’avère parfois impossible. Avec leurs longs poils, les chevaux ont vite chaud. Ils s’épuisent rapidement et, du même coup, il devient compliqué de les mettre ou de les garder en bonne condition physique. Tondre les chevaux, c’est à la fois très commode et plutôt joli. Très commode, parce que, débarrassés de leurs poils, les chevaux sont plus faciles à panser. Et plutôt joli, car il existe quasiment autant de coupes qu’il y a de modèles. A chaque saison, les chevaux changent de robe. En fonction du temps, ils perdent ou reprennent du poil. Les fourrures sont diverses et variées. Il y a celles dites « moorlan », qui sont très épaisses, et celles nommées « bidet », qui sont plus longues et plus drues. Les premières sont l’apanage des poneys. Et les secondes sont la particularité des chevaux plus rustiques. Mais le risque est surtout médical. « Les chevaux non tondus attrapent vite froid après le travail, prévient le docteur Anne-Véronique Delaunay. Ils peuvent, dès lors, contracter des affections respiratoires. » Gageons que, selon notre praticienne, « en hiver, un cheval tondu a moins de risque qu’un autre (poilu) d’être concerné par la dermatite ou la gale de boue. » Une affaire de goût Retour début article |