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La vie des chevaux sur un CSIO
Michel Robert
Photo PSV/Jean Morel

Par Sébastien Chauveau Le 05/05/2008

Le jumping international de France, qui se tient du 8 au 11 mai à La Baule (Loire-Atlantique), c'est plus de quinze épreuves en quatre jours. A ce niveau-là de la compétition, il faut gérer les chevaux. Michel Robert fait partie des tous meilleurs cavaliers français de la discipline. Il revient, pour nous, sur une journée type.

L'homme est un habitué de la chose. A cinquante-huit ans, Michel Robert traîne ses bottes sur les concours hippiques depuis si longtemps qu'il connaît par coeur la musique. Cette année, il a engagé trois chevaux à La Baule, qui tourneront chacun sur trois épreuves. Ca peut paraître beaucoup pour un homme et un groom, mais pas du tout.

Selon l'heure des épreuves, le réveille sonne pour les chevaux vers 07h30 08h00. "On commence par leur donner à manger", explique Michel Robert. Les repas, tantôt de foin, tantôt d'aliments floconnés et granulés, seront dès lors au nombre de six, répartis sur toute la journée. "C'est comme à la maison, poursuit le cavalier tricolore. On ne change rien, ni les horaires, ni ce que l’on distribue."

Vient, ensuite, le moment du réveille physiologique. Avec Michel Robert, la méthode est celle-ci : "Les chevaux marchent une vingtaine de minutes au pas, en main, avec leurs bandes de repos. Et on les leur retire", dévoile-t-il. C’est, alors, l’heure du premier travail, sur le plat en général. "Certains chevaux n'en n'ont pas besoin sur les épreuves. Pour d'autres, au contraire, ce genre de séance est indispensable", commente Michel Robert.

Après, c'est la journée classique de concours. On détend, plus ou moins longtemps selon les chevaux, puis on saute (comprenez : on fait son tour). Pour couper la routine, celui qui a parcouru le monde entier avec ses partenaires de compétitions c'est une fois de plus adapté à son environnement. Mercredi, il les a emmenés en balade sur la plage. "Les chevaux avaient fait deux jours de camion pour venir de Lummen (Belgique) - où ils étaient en épreuve le week-end d'avant - à La Baule. Un petit tour au bord de la mer leur a donc fait du bien", est convaincue la star du saut d’obstacles.

Le soir, c'est le "retour à la case départ". On remet les bandages (de type américain). "Je ne mets rien d'autre, sauf un peu d'argile aux chevaux qui ont fait deux tours dans leur journée, confie Michel Robert. Je ne les masse pas non plus. Je les détends simplement en les frottant avec des gants à picots." Pour le reste, le cavalier français n'est jamais inquiet sur ce genre de long week-end. "Mes chevaux y arrivent en principe bien préparés, affirme-t-il. Je ne crains donc ni les coliques, ni les soucis de récupération." "D’autant, ajoute-t-il, qu’ici, il n'y a pas le bruit qu'il peut y avoir sur certains autres concours. Les chevaux sont logés dans des boxes en durs, loin de tout le passage." Ce qui manque seulement à ce professionnel, ce sont des prés pour lâcher ses chevaux en liberté. "Chez nous, ils n'ont pas de marcheur, confie Michel Robert. Ils se détendent seuls dehors."



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