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![]() Une bonne haie suffit Couverture d'extérieure Karine Donckers Photo Cavaleurope Toutefois, le cheval n’a pas besoin d’une forteresse pour se cacher des intempéries. « Une bonne haie suffit », dit le Dr Hubert. La couverture d’hiver peut aussi être une bonne alternative. A condition qu’elle soit de qualité et parfaitement adaptée au cheval. Dans ce cas, elle n’aurait, au dire des spécialistes, « aucun inconvénient, que ce soit de locomotion, de blessure ou de réflexe peaucier (comprenez : qu’elle n’influerait pas sur sa protection naturelle) ». La couverture pourrait juste rendre le cheval moins sensible aux fils électriques. Pour autant, choisir la solution de l’abri implique qu’elle soit du mieux possible. C’est-à-dire que la cabane d’un cheval doit au minimum être fermée sur les deux côtés les plus exposés et assez haute pour que l’air puisse y circuler. Car, pour le vétérinaire, « c’est bien du manque d’aération que part l’essentiel des affections respiratoires du cheval en hiver, comme durant tout le reste de l’année ». En effet, « ce sont les chevaux qui sont les plus cloîtrés qui contractent les grippes et autres maladies du genre, affirme encore le Dr Hubert. Puisque les boxes, autant que les écuries et les abris renferment des masses de virus considérables. » Ce que connaissent moins les chevaux qui vivent totalement à l’extérieur. Ceux-ci sont moins concernés par les pathologies respiratoires. Faut-il le rappeler, les chevaux sont des animaux de plein air, qui se plaisent à vivre avec leur congénères. Ce sont de surcroît des athlètes, car ils peuvent parcourir quotidiennement entre quinze et trente kilomètres. Le grand air est donc bon pour les poumons du cheval. Mais il l’est aussi pour ses pieds, s’ils sont surveillés. « L’humidité, qu’elle vienne du fumier ou de la boue, n’est pas bonne pour les sabots », rappelle le praticien. C’est pourquoi, il invite à ce que, l’hiver, « les pieds comme les membres des chevaux soient le plus possible tenus au sec. D’une part, en enduisant les soles et les fourchettes de bleu de méthylène et de goudron de Norvège pour qu’elles restent seines. Et, d’autre part, en tondant les membres, uniquement le creux des pâturons, pour qu’ils sèchent rapidement. » Sans oublier le parage : les pieds mal entretenus ont des lacunes dans lesquelles reste la terre. A terme, cela ramollie les cornes et provoque des abcès. Reste que garder la ferrure du cheval en hiver n’est pas nécessaire. Surtout s’il ne travaille pas.Un rôle essentiel Retour début article |