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Etre préparés pour être travaillés Photo Nicolas Chauveau Travailler un cheval en hiver impose également quelques règles. La première est, sans nul doute, de veiller à ce qu’il ne prenne jamais froid. Pour cela, le petit coup de tondeuse est idéal. Si le cheval vit au boxe, il peut être rasé de la tête au pied, mais couvert la nuit et dès que la température baisse. Tandis que s’il est en permanence dehors, il ne faut qu’il soit tondu que partiellement (épaules, encolure et dessous du ventre), et toujours vêtu de sa couverture. Quand il fait humide et froid, la mise en route est plus longue que lorsqu’il fait chaud et sec. Même pour le cheval qui vit dehors, qui est en principe amené à plus se remuer que celui qui est enfermé, les muscles du dos et de la croupe ont besoin d’être préparés pour être travaillés. D’où cette mise en garde du Dr Hubert : « L’échauffement du cheval doit être plus long et plus progressif l’hiver que l’été. Il faut qu’il dure une vingtaine de minutes, qu’il intègre plusieurs trottings, mais pas de phases intensives. » Attention aux chevaux chauds : le temps frais les énerve. C’est la raison pour laquelle, même quand les conditions météos sont exécrables, il faut qu’ils passent du temps dehors. Une à deux heures sont ici le minimum. « Cela évite les coups de sang », souligne le praticien. Enfin, l’après travail est encore une phase délicate à gérer lorsqu’il fait froid. Surtout pour le cheval qui vit à l’extérieur. « Il ne faut pas qu’il y soit relâché mouillé, prévient le Dr Hubert. Il ne faut donc pas hésiter à le bouchonner avec de la paille et à le frictionner avec de l’alcool à brûler. » En pratique Retour début article |