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Les mots de Sébastien Ferchaud
Photo Marysa Merlo

Sébastien Ferchaud est un entraîneur de trotteurs du Maine-et-Loire. Dans ses écuries, la vie des chevaux se conjugue soit au boxe, soit au pré. Mais la préférence va de plus en plus vers celle qui est en liberté.

Sur les 35 pensionnaires (de tous âges, de tous niveaux et de toutes disciplines du trot) que compte l’effectif du professionnel angevin, la moitié est logé dehors. La priorité de gambader est donnée à ceux qui sont fragiles du dos, des membres et des poumons. Chaque animal qui dort à l’extérieur possède son hectare - entouré de fils électriques et de lices de bois - et sa cabane de 20 m2, dans laquelle trône une épaisse litière bateau, du foin à volonté et de l’eau. Et chacun d’eux est vêtu d’une (si c’est un entier) ou de deux (si c’est un hongre ou une jument) couvertures, une de pré plus une de boxe. Par contre, aucun des chevaux qui vit à l’extérieur n’est tondu. « Ce n’est pas nécessaire, car ils sont couverts dès les premiers froids, explique Sébastien. Du coup, ils n’ont jamais de poil. »

Le régime alimentaire de l’écurie Ferchaud est le même (céréales, granulés, floconnés et vitamine C) pour tous, que les animaux vivent dedans ou dehors. Ce sont juste les quantités qui changent. « Ceux qui restent en permanence à l’extérieur peuvent manger, par jour, jusqu’à 8 l de plus que ceux qui dorment en boxe », raconte l’entraîneur. Ainsi, certains peuvent-ils ingurgiter quotidiennement près de 25 l d’aliments.

« Je ne vois que des avantages à faire vivre les chevaux dehors, clame Sébastien. Ils sont moins malades. Ils se font moins mal aux jambes. Mais, surtout, ils se préparent plus facilement, car ils marchent tout le temps. » Les deux inconvénients que pourrait voir le professionnel du Maine-et-Loire à ce que ses athlètes soient continuellement dehors, ce sont les traces que laissent les couvertures sur leurs épaules et la valse à laquelle il est obligé de s’adonner en permanence pour les leur enlever et les leur remettre avant et après le travail. « C’est un peu de temps à passer, avoue-t-il. Mais c’est aussi un gros budget. » Puisque, chez Sébastien, une couverture dure en moyenne deux hivers.



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