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Pas héréditaire mais génétique
Photo Nicolas Chauveau

Tous les chevaux peuvent connaître le coup de sang. Il n’a jamais été prouvé qu’il soit héréditaire. En revanche, il apparaîtrait que la génétique et le travail pourraient modifier les structures musculaires.

Le cheval est un athlète. Il est musculeux, principalement au niveau de l’arrière-main. Il a donc un certain besoin de déplacement pour éviter l’apparition du coup de sang. C’est pourtant l’une des premières raisons à sa survenue, que le manque de mouvement.

Ce sont les chevaux qui sont les plus rustiques (par leur race et par leur mode de détention) qui sont les plus victimes de la myoglobinurie. En tous les cas pour celle qui occupe les animaux de loisirs. « On la rencontre principalement sur les chevaux de trait qui sont trop nourris, déplore Pierre-Alain Glatt. Les gens n’ont pas changé dans leur façon de fonctionner. Trop souvent, ils alimentent encore ces chevaux comme ils travaillaient auparavant. »

Mais les poneys et les autres chevaux loins du sang subissent aussi les affres nutritionnelles de leurs propriétaires. « Pour nombre d’entre eux, un beau cheval est un cheval gras, raconte le Dr Glatt. C’est, hélas, une erreur. Comme ces chevaux-ci ont une tendance à le stocker, le gras, ils l’emmagasinent. Evidemment, dès qu’ils se mettent à faire de l’exercice, ils sont ennuyés pour le brûler. »

C’est, d’ailleurs, sur les chevaux de loisirs que Pierre-Alain Glatt constate le plus de coup de sang. « Ce sont en principe un enchaînement d’erreurs qui les amènent là, regrette-t-il. Le cheval étant trop nourri, il est « échauffé ». Comme il est « chaud », le cavalier le fait travailler. Au final, c’est le cercle vicieux, et les fibres musculaires de l’animal finissent par « exploser ! ». »

Le coup de sang le plus classique se produit en général dans les dix ou vingt premières minutes du travail. « Mais il peut aussi survenir après l’exercice, prévient le Dr Glatt. C’est le tying-up. Ce coup de sang-là concerne essentiellement les chevaux de sports et de courses, voire ceux de randonnées lorsqu’ils sont trop travaillés. »



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