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Les toxiques de l’été
Conséquences d'un harper australien
Photo Duflos

Par Sébastien Chauveau Le 08/05/2007

Les chevaux sont des animaux sensibles aux substances toxiques. Il n’en est besoin que d’une petite quantité pour qu’ils soient empoisonnés. Les signes de l’intoxication sont complexes et multiples. Voici ce qu’il faut savoir pour éviter le pire.

Les chevaux sont des animaux sensibles aux substances toxiques. Leur estomac est ainsi fait qu’ils ne disposent pas de la flore bactérienne nécessaire à l’épuration des aliments. Il n’est besoin que d’une petite quantité de substance pour que les chevaux soient gênés, voire empoisonnés. « Pour autant, les vraies intoxications de ces animaux ne représentent qu’un infime pourcentage de nos appels, rassure Xavier Pineau, vétérinaire et toxicologue au CNITV (Centre national d’informations toxicologiques vétérinaires), à Lyon (69). Il faut dire qu’ils ont moins accès que les animaux de compagnie aux produits qui sont périlleux pour eux. » Rapidement, les chevaux qui sont intoxiqués peuvent montrer des signes de mal-être, qui peuvent aller de la sueur en passant par l’éruption cutanée, l’hyperthermie, les troubles nerveux ou encore les coliques... « Le diagnostic d’empoisonnement est, de prime abord, assez difficile à poser, reconnaît le Dr Pineau. C’est généralement en fouillant dans le mode de vie du cheval qu’on en déduit qu’il est intoxiqué. » Malgré tout, les expositions aux toxiques n’engendrent pas forcément de troubles. En revanche, certains occasionnent des symptômes qui leur sont propres. C’est ainsi qu’ « un cheval qui aura été attaqué par des chenilles processionnaires développera une invasion urticante, alors qu’un autre qui aura mangé de l’anti-limaces présentera des dysfonctionnements neurologiques », indique Xavier Pineau.

Souvent, les substances qui empoisonnent les chevaux sont des plantes. « C’est logique, puisque ces derniers sont des herbivores », dit le toxicologue du CNITV. Les végétaux qui sont risqués pour les chevaux sont nombreux. Soit ils sont victimes de leur contact, soit c’est en les absorbant qu’ils contractent une intoxication. Les chevaux s’intoxiquent plus fréquemment avec des plantes coupées qu’avec des plantes sur pied. Comme si le fait de les arracher leur retirait leur côté avertissant. C’est le cas des orties, qu’ils ne mangent pas lorsqu’elles sont en terre mais qu’ils grignotent une fois qu’elles sont déracinées.



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