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Substances chimiques Photo Marysa Merlo Après les plantes, ce sont les substances chimiques que doivent craindre les chevaux. Avec les beaux jours, les épandages de produits phytosanitaires (engrais, herbicides, insecticides, etc.) se font dans d’importants tonnages. « Pourtant, les empoisonnements massifs à ces produits demeurent quasi impossibles à leur dose d’emploi », rappelle le Dr Pineau. Autrement dit, un cheval qui broute quelques brins d’herbe qui ont reçu des projections de ces substances chimiques ne risque rien. Il faut qu’il les absorbe directement et en grande quantité pour qu’il en subisse les conséquences. Reste que les spécialistes s’accordent à dire que les chevaux sont souvent attirés par les parcelles qui ont subi des traitements phytosanitaires. Il vaut donc mieux les en éloigner. Car un cheval qui chipote ici et là un peu de graines d’engrais n’est, certes, pas appelé à mourir, mais il peut tout de même connaître des désordres digestifs qui peuvent être plus ou moins graves. Quelques vieilles peintures au plomb peuvent également empoisonner les chevaux qui rongent leur porte de box à longueur de temps. Ce peut aussi être le cas de divers produits de nettoyage et de bricolage, comme ceux qui contiennent des crésols ou de la créosote, s’ils sont employés dans des mauvaises conditions, c’est-à-dire en présence des animaux et dans des locaux non ventilés. De leur côté, les médicaments peuvent aussi causer des effets secondaires, notamment lorsqu'ils sont mal utilisés. Ce peut être le cas lors de surdosage de vermifuge en pâte orale. Enfin, le beau temps soulève un autre lot d’intoxications des chevaux, ce sont celles qui sont dues aux mycotoxines du type fumonisines et stachybotryotoxines. On les trouve dans les poupées de maïs qui restent dans les prés et dans les fourrages qui ont été mal conservés. « Leurs effets sont redoutables, prévient le toxicologue de Lyon. Ou les chevaux qui en ont été victimes meurent, ou ils restent handicapés à vie. » Attention, par ailleurs, aux aliments que l’on distribue aux chevaux, même pour une nuit quand on est en randonnée. Il y en a, comme ceux qui sont destinés aux porcs ou aux volailles, qui contiennent des additifs (antibiotiques ou anti-coccidiens par exemple). Pour ne pas que la belle saison rime avec intoxication, il faut penser à ne pas laisser les poulains seuls au pré. Il faut qu’ils soient éduqués par leurs congénères à manger les bonnes herbes. Les chevaux qui ne sortent jamais en pâtures ont, eux aussi, cette nécessité d’être guidés. Idem pour les animaux qui ont à être parqués loin de leur zone d’élevage. C’est lorsque les chevaux n’ont plus de quoi manger qu’ils tendent à s’empoisonner. Il convient donc de se souvenir qu’ils sont des animaux à fort (comprenez important) volume digestif. Il leur faut ainsi avaler quotidiennement à peu près dix kilos de matière sèche. Les bons réflexes Retour début article |