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![]() Les bons réflexes Administration d'huile de parafine par sonde gastrique Photo Manoel Relet Le traitement de l’intoxication du cheval est assez complexe. Pour ne pas le compromettre, il est essentiel d’adopter les bons réflexes. Dès l’apparition des premiers symptômes d’un empoisonnement, il faut immédiatement appeler le vétérinaire. En l’attendant, il est aussi possible de joindre l’un des deux centres anti-poison pour animaux que compte la France. « Dans tous les cas, il ne faut jamais faire de manœuvre médicale sans l’avis d’un spécialiste, prévient Martine Kammerer, docteur vétérinaire et professeur de toxicologie au Centre anti-poison animal de l’Ouest, à Nantes (44). Car il y a des produits qui peuvent être indiqués dans des cas d’intoxication mais contre-indiqués dans d’autres. » Il ne faut pas, non plus, donner à manger à un cheval qui a été empoisonné, même du foin. Cela pourrait diminuer l’efficacité des soins. « Il n’y a, par contre, généralement pas de contre-indication à le faire boire. De même qu’il n’y en a pas à toujours le mettre au calme, car les signes neurologiques sont souvent graves en pareil cas », indique le professeur. Le traitement de l’intoxication du cheval se fait en plusieurs phases. Dans de rares cas, il peut lui être administré un antidote. « L’atropine est entre autres utilisée pour remédier aux empoisonnements à quelques insecticides », explique le Dr Kammerer. Mais, la plupart du temps, il est d’abord question de favoriser l’absorption et l’élimination du toxique en utilisant du charbon actif, de l’huile de paraffine et des diurétiques. Puis il peut être nécessaire de corriger les symptômes en employant des bronchodilatateurs, des antispasmodiques, des anti-inflammatoires et des antalgiques. Bien que le traitement de l’intoxication du cheval puisse souvent être l’affaire que de vingt-quatre heures, il peut parfois se poursuivre durant plusieurs semaines et laisser de graves séquelles. Pas de législation Retour début article |