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De plus en plus d’émules
Photo Nicolas Chauveau

LE CHANVRE ET LE PAPIER. Le chanvre, comme litière de substitution, semblerait faire de plus en plus d’émules dans notre pays. Il faut dire que cette tige défibrée et broyée absorbe deux fois plus que le lin et quatre fois plus que le copeau. Et, aussi, qu'elle apporte plus de volume que ce dernier. « Par ailleurs, le chanvre n’est pas glissant, à tel point qu’il est utilisé dans les vans et dans les camions, fait remarquer Philippe de Munck, un vendeur de cette matière. En plus, il est exempt d’acariens, ce qui est très bien pour les chevaux qui toussent. » Mais voilà, le chanvre serait, semble-t-il, plus appétant que le copeau et le lin. Cela veut dire que les chevaux seraient assez tentés de le manger.

Pour leur part, les litières en papier paraîtraient avoir du mal à s’imposer en France, alors qu’elles connaîtraient un vrai succès à l'étranger. Elles sont réservées à des usages bien particuliers. « Elles sont employées dans les boxs de réveil ou dans ceux de poulinage, ainsi que pour les chevaux qui mangent tout et n’importe quoi comme autre litière, indique Philippe Lamerant, qui est le seul à en vendre en papier dans notre pays. Mais elles trouvent également leur utilité pour les animaux qui souffrent de grosses pathologies respiratoires, car ce sont des litières qui ne dégagent aucune poussière. » Toutefois, la qualité d’absorption du papier est quasi nulle. Il ne faut y recourir que pour son volume.

L’EVACUATION. Il est clair que le fumier de paille est le plus difficile à manier. Il est lourd, prend de la place et son recyclage ne peut se faire que par épandage. Idem pour celui de copeau qui, certes, est moins pesant mais tout aussi encombrant. Il n’est, de surcroît, valorisable que sur les sols des carrières ou des manèges. Quant aux autres amendements, ceux de lin et de chanvre, ils font un humus léger, hypercompostable et riche en matière organique. Ils peuvent ainsi être facilement exploités sur les prés ou sur les potagers. Quant au fumier qui émane des litières en papier, il se fait brûler ou se dépose dans des lieux appropriés, comme les déchetteries par exemple.



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