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![]() Témoignage Photo DR Sur les 400 chevaux qu’héberge en permanence l’Ecole nationale d’équitation (ENE), 300 vivent sur de la litière traditionnelle, et le reste évolue sur de l'"artificielle". « C’est d’abord une question de coût, explique le chef du service des écuries, Jacky Bouchenoire. Et c’est ensuite un problème de confort. La paille, ça a une bonne odeur, et ça fait du volume dans les box. » L’ENE a recours aux litières de substitutions que pour des raisons bien définies. « Nous mettons sur le lin les chevaux gourmands et ceux qui font de l’emphysème ou des coliques », précise notre chef d’écurie. « Mais il arrive que certains d’entre eux trouvent encore le moyen de passer leur temps le nez dans leur litière. Alors, pour ces chevaux-là, nous utilisons du copeau », ajoute-t-il. Le papier fait donc exception dans les box de l’Ecole nationale d’équitation. « Plus exactement, il nous ne nous est recommandé que sur avis médical, confie M. Bouchenoire. Sinon, ce n’est pas une litière que nous privilégions. Elle est très onéreuse. Et elle n’est pas du plus bel effet. » « Quant au chanvre, souligne-t-il, nous n'avons pas eu l’occasion d’en essayer. Mais, pourquoi pas ! » Côté entretient, les écuries de l’ENE sont entièrement vidées tous les lundis matin, pour celles qui sont faites avec de la litière traditionnelle, et une fois toutes les six à huit semaines, pour les autres. Les fumiers sont, pour l’essentielle, recyclés dans des champignonnières. Sauf ceux qui émanent du copeau et du papier, qui sont mis de côté. « Nous préférons largement travailler avec de la paille végétale, reconnaît Jacky Bouchenoire. Mais il est vrai que cela nécessite du matériel et du personnel. » Et de faire remarquer qu’il doit en plus veiller « à la qualité » de la paille, qu’il trouve à présent « assez inégale ». Tarifs Retour début article |