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Auscultation cardiaque
Photo Marysa Merlo

L’observation du cheval ne se limite pas qu’au regard et au touché. Les bruits qu’il dégage sont aussi significatifs. Le cheval respire de manière fluide. Les râles, comme les sifflements sont donc pathologiques.

Si l’ébrouement est normal, l’éternuement et, plus encore, la toux, eux, ne le sont pas, surtout s’ils s’accompagnent de jetages. « On peut tolérer qu’un cheval tousse de manière très occasionnelle, prévient Sylvie Bonnan. En revanche, sitôt qu’il le fait plus régulièrement, il faut alerter le vétérinaire. » Car les poumons du cheval sont fragiles et difficiles à soigner. Leur atteinte peut induire une baisse des performances qui peut être définitive.

Mais, s’il y a bien quelque chose qui s’écoute sur le cheval, c’est le cœur. Cela peut se faire en tendant l’oreille derrière la pointe du coude. Néanmoins, le stéthoscope reste tout de même l’outil le plus pratique pour s’adonner à cet exercice. « Ce n’est pas tant le bruit du cœur qui doit interroger, précise la praticienne. C’est le rythme. S’il est très élevé et irrégulier, alors que le cheval est au repos, c’est que celui-ci souffre. » Après, d’autres considérations peuvent entrer en ligne de compte. Un cheval, dont le cœur fait des « bruits de galop », n’a rien à craindre. Tandis qu’un autre, dont le cœur fait entendre des souffles, nécessite un examen. « Ce n’est pas normal ! », insiste Mme Bonnan.

La digestion du cheval est également assez bruyante pour qu’elle puisse se faire entendre. Elle s’écoute en appliquant l’oreille ou le stéthoscope sur le creux des reins et le bas des flancs du cheval. C’est ce qu’on appelle l’auscultation des quatre cadrans (supérieur et inférieur gauche, inférieur et supérieur droit). Ce qui, en l’espèce, doit être préoccupant, c’est le silence. Il doit toujours y avoir, au moins dans l'un des cadrans, un peu de bruit de brassage digestif.



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