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Traitement de l'urgence et de la maladie : les règles de bonne conduite
Injection intramusculaire
Photo Nicolas Chauveau

Propos reccueillis par Sébastien Chauveau Le 13/05/2007

En termes de soins, les rumeurs vont bon train. Chacun y va de son savoir. Mais, sur le terrain, la réalité peut vite être synonyme de poursuites. Qui peut faire quoi et comment ? Deux vétérinaires et un avocat nous expliquent.

C'est l'histoire d'un service rendu qui a mal tourné. Nous sommes un dimanche de 1999. A cette époque, les chevaux d’un homme bien connu du milieu équestre sont hébergés dans un club comme il en existe beaucoup à travers notre pays. L’une de ces montures est malade depuis déjà plusieurs jours. A ce titre, elle reçoit donc quotidiennement un traitement antibiotique par voix injectable (en intramusculaire).

Mais voilà, ce fameux dimanche soir, personne de l’entourage de l’homme bien connu n’est là pour faire la dernière injection. Si ce n’est l’un de ses palefreniers, mais qui ne sait pas « piquer ». C’est, alors, pour dépanner que le directeur du club hippique s'exécute au soin de l’animal malade. La petite aide ayant été préalablement entendue avec le client, mais de vive voix seulement.

A l’issue de l'administration de l’antibiotique, s’est produit un choc anaphylactique (allergique). Le cheval est mort dans le quart d’heure qui a suivi la piqûre, sans qu'il n'ait pu lui être fait quoi que ce soit. Passé l’émotion, l’homme bien connu du milieu équestre a intenté des poursuites contre celui qu’il avait désigné comme son remplaçant d’un soir. La perte de l'animal a été estimée à un peu plus de 30 000 euros. C’est pour éviter des affaires comme celle-là que nous avons décidé d’interroger des spécialistes comme Michel Martin-Sisteron et Paul-Marie Gadot, qui sont respectivement deux membres des conseils de l’Ordre (supérieur et régional) des vétérinaires.



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