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![]() Etre en bonne santé Photo Marysa Merlo Il est certain que des animaux qui approchent les grandes traversées en bonne santé physique et mentale ont plus de chance de les supporter que ceux qui les abordent en étant diminués. Ils sont en effet capables de faire face à la hiérarchie sociale qui s’impose en pareil cas. Encore faut-il que les conditions de convoyage soient favorables. Notamment, que les cales soient suffisamment vastes. « C’est par l'évitement que les chevaux fuient la dominance, rappelle Jacques Lemarquis. C’est pourquoi, il est nécessaire, qu’ici, chaque logement soit assez grand. » C’est primordial, si l’on ne souhaite pas que la panique entraîne des risques médicaux comme la fourbure, les coliques, les indigestions, etc. Ou que, sur le plan mental, le détachement des animaux à leur entourage n’ait pas d’incidences notables. Car les chevaux, que l’on dit « domestiques », « ont tout de même besoin de la présence de l'homme, le plus souvent possible. Les en séparer engendre bien une situation de stress supplémentaire, surtout s’ils ne le voient pas ou que partiellement, comme c’est régulièrement le cas durant les voyages de plusieurs semaines », est formel le spécialiste. « Au fil des jours, nous observons, parfois, dans les bateaux, des chevaux qui restent dans leur coin, qui ne mangent et ne s'abreuvent qu'en présence de l'homme qui passe un peu de temps avec eux, dit encore Jacques Lemarquis. Certains paraissent même complètement perdus. Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive. » Changement radical Retour début article |