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![]() Changement radical Photo Marysa Merlo D’ailleurs, le professionnel du transport constate-t-il que ce sont dès les premières quarante-huit heures de traversée « que les comportements des chevaux changent radicalement. Ils sont différents s’ils ne dépendent que d'une seule personne, dont ils connaissent la voix, les caresses, les attentions... Ou s’ils sont sous la coupe de plusieurs individus, qui s’ « occupent » d’eux rapidement, en gesticulant et en les ignorants. » C’est ainsi que Jacques Lemarquis en a déduit, que, « pour qu’il n’y ait pas de situations de stress à bord, il faut qu’il y ait un soigneur pour un lot de chevaux ». Il faut dire que ces animaux sont routiniers. Ils n’aiment pas les changements, de personnes comme de nourriture. « Si on doit leur modifier leurs habitudes, il faut les leurs bouger de manière progressive », insiste le professionnel. Autant de précautions qui s’appliquent également aux décalages horaires. Selon lui : « Ils doivent se faire de façon fractionnelle, à raison d’une demi-heure par jour. » Les grandes escapades maritimes sont le théâtre de stress qui sont une réelle cause d’accident des chevaux. Essentiellement parce qu’il leur faut du temps pour s’adapter à ces environnements obscurs que sont les fonds de bateaux. Pour rappel : les chevaux voient exclusivement de près, et leur adaptation aux variations de luminosités est lente. « C’est pour cela que certains d’entre eux peinent à entrer dans les cales des navires », évoque Jacques Lemarquis. Pour éviter les mauvaises surprises, le professionnel des longues traversées préconise-t-il donc une minutieuse préparation de ces types d’excursions. Au risque, sinon, « de s’exposer à des graves soucis. Car les chevaux peuvent mourir ou souffrir terriblement durant les périples maritimes », prévient Jacques Lemarquis. Retour début article |