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De six semaines à onze mois
Ascaris
Photo Laboratoire Mérial

Les œufs de strongles, qui sont pondus par les vers femelles dans le tube digestif du cheval, sont présents dans les crottins, desquels ils éclosent sur les pâtures, libérant des larves qui seront ensuite avalées par l’animal. Après leur ingestion, les mêmes larves entament un drôle de cycle de vie, qui peut varier de six semaines à plus de onze mois. Elles cheminent des petites artères de l'intestin aux gros troncs artériels qui irriguent tout l’appareil digestif. Cette migration provoque la formation de caillots, que les strongles abandonnent en fin d'hiver pour revenir dans le gros intestin et se transformer en vers adultes. De leur côté, les larves de gastérophiles voyagent de la bouche à l’estomac. C’est d’ailleurs là qu’elles demeurent, avant d’atteindre deux centimètres de longueur.

Généralement, les chevaux se contaminent en se léchant ou en mangeant de l’herbe. Qu’ils vivent au box ou au pré, cette situation concerne aussi bien les animaux adultes que les poulains. Le poil piqué, la maigreur, les diarrhées... sont autant de signes d’infestation, tout comme peuvent l’être les troubles ostéo tendineux, les affections pulmonaires, les coliques ou encore la perte d’appétit.

Toute leur vie, les chevaux sont concernés par les vermines. Certains y sont plus sensibles que d’autres. C’est le cas des poulains, des chevaux âgés ou malades, que des familles de parasites, comme les ascaris et les ténias notamment, attaquent sans relâche. Notons que l’apparence, particulièrement l’embonpoint et la robe brillante, n’indique en rien que les chevaux en sont exempts. Il faut aussi se méfier des rumeurs, précisément de celles qui consistent à penser qu’il faut attendre que les chevaux soient infestés pour les vermifuger. Ou qu’il faut les traiter dès lors que leurs crottins sont pleins de vers, qu’ils toussent ou que leur queue s’effiloche. Selon les vétérinaires, « toutes ces idées seraient loin d’être avérées ».



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